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Sécheresse : l’État reconnaît une calamité agricole à Siliana, au Kef et à Kasserine et rééchelonne les dettes

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Par Imen Nouira

    La sécheresse ayant frappé les grandes cultures durant la campagne agricole 2024-2025 a provoqué des dégâts massifs dans plusieurs régions du pays, avec des taux de sinistre atteignant parfois 100% des superficies emblavées. L’État a officiellement reconnu cette calamité dans les gouvernorats de Siliana, Le Kef et Kasserine, à travers un arrêté conjoint publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) du vendredi 8 mai 2026.

    Signé le jeudi 7 mai 2026 par le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, et la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, le texte considère officiellement la sécheresse ayant affecté les grandes cultures durant la campagne agricole 2024-2025 comme une calamité naturelle ouvrant droit à l’intervention du Fonds d’indemnisation des dommages agricoles dus aux calamités naturelles.

    Des pertes atteignant 100% dans certaines zones

    L’annexe accompagnant l’arrêté met en évidence l’ampleur des dégâts enregistrés dans plusieurs délégations et imadas relevant des trois gouvernorats concernés.

    À Siliana, plusieurs zones des délégations de Laroussa, Errouhia et Kesra affichent des taux de sinistre de 100% des superficies emblavées. La même situation est observée dans plusieurs imadas du gouvernorat de Kasserine, notamment à Hydra, El Mekimen, El Tabaga, El Aïrad ou encore Sbeïtla.

    Dans le gouvernorat du Kef, certaines zones dépassent également les 70% et 80% de dégâts sur les superficies cultivées.

    Selon le texte, la sécheresse est considérée comme survenue à partir du mois de mars 2025.

    Rééchelonnement des crédits agricoles

    L’arrêté prévoit que les agriculteurs ayant bénéficié de crédits de campagne pour les grandes cultures au titre de la campagne agricole 2024-2025 pourront bénéficier d’un rééchelonnement de leurs dettes.

    Pour en bénéficier, ils devront présenter un certificat délivré par le commissariat régional au développement agricole (CRDA) concerné attestant des dommages causés par la sécheresse.

    Le Fonds national de garantie prendra en charge les intérêts résultant du rééchelonnement. Le texte précise toutefois que cette mesure sera appliquée au cas par cas et qu’elle ne concerne pas les agriculteurs situés dans les périmètres irrigués.

    I.N.

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