Nouveau développement dans le feuilleton judiciaire entourant Ayachi Zammel. La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis a décidé, jeudi 14 mai 2026, d’alléger la peine de prison prononcée contre l’ancien candidat à la présidentielle ainsi que contre Siwar Bargaoui, membre de son équipe de campagne, dans l’une des affaires liées aux parrainages de l’élection présidentielle de 2024.
La juridiction a ramené la peine de sept mois à quatre mois de prison dans ce dossier portant sur des soupçons de fabrication et de falsification de parrainages électoraux.
Une situation judiciaire qui continue de s’alourdir
Cette décision intervient alors que la situation judiciaire d’Ayachi Zammel s’est encore compliquée ces derniers mois. La chambre criminelle de la Cour de cassation a rendu, vendredi 27 février 2026, une décision rejetant les pourvois introduits contre huit jugements de condamnation prononcés à son encontre, rendant ces décisions définitives.
Ces condamnations avaient été prononcées par plusieurs juridictions à Tunis, Jendouba, Kairouan et Siliana dans des affaires liées à des soupçons de falsification ou de fabrication de parrainages déposés dans le cadre de sa candidature à l’élection présidentielle de 2024.
Les investigations, ouvertes après des doutes sur l’authenticité de plusieurs signatures de soutien, avaient donné lieu à une série de procédures distinctes à travers le pays. En première instance, le cumul des peines prononcées contre Ayachi Zammel atteignait près de 35 ans de prison.
En appel, certaines décisions avaient été révisées. La Cour d’appel de Siliana avait notamment prononcé l’extinction de l’action publique dans cinq dossiers, tandis que la Cour d’appel de Kairouan avait réduit certaines peines à six mois de prison et prononcé des non-lieux dans d’autres affaires. Huit condamnations ont toutefois été maintenues, avant d’être définitivement confirmées par la Cour de cassation.
Incarcérés depuis septembre 2024
Arrêté le 5 septembre 2024, Ayachi Zammel fait face depuis à une succession de poursuites liées à des affaires similaires de parrainages. En janvier 2025, la 17e chambre de la Cour d’appel de Tunis avait confirmé les verdicts de première instance dans neuf dossiers similaires impliquant le candidat à la présidentielle et Siwar Bargaoui, tout en ramenant le total des peines de vingt-deux ans à quatre ans et demi de prison, sans confusion des peines.
De son côté, Siwar Bargaoui, arrêtée le 27 septembre 2024, est également poursuivie dans plusieurs affaires liées à la falsification présumée de parrainages électoraux. Son dossier reste, lui aussi, toujours ouvert.
M.B.Z











Commentaire
Roberto Di Camerino
Dans n’importe quel autre pays où le President ne se mêle pas de la justice, ce deiit est punissable par une revocation de la candidature et interdiction de se presenter pendant une durée variant de 5 à 10 ans, pas de prison. apres tout c’est une affaire civile ,. pas criminelle.