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Le pouvoir érige la famille en pilier du « processus de construction et d’édification »

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Par Nadya Jennene

    À l’occasion de la Journée mondiale de la famille, la ministre de la Femme, de la Famille et des Seniors, Asma Jebri, a défendu jeudi 14 mai 2026 une vision de la famille présentée à la fois comme socle de stabilité sociale et comme acteur du projet national porté par les autorités.

    Intervenant lors d’une conférence scientifique organisée au siège de Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences autour du thème « La famille unie et protectrice de ses membres, fondement de la sécurité sociale », la ministre a insisté sur le rôle central de la cellule familiale face aux transformations profondes et aux défis sociaux, économiques et culturels qui traversent les sociétés contemporaines.

    S’appuyant sur l’article 12 de la Constitution, qui qualifie la famille de « cellule de base de la société », Asma Jebri a rappelé que l’État était tenu d’en assurer la protection, tout en garantissant les droits de la femme, de l’enfant et des personnes âgées.

    Mais au-delà du registre institutionnel et social, la ministre a également inscrit cette politique familiale dans le vocabulaire désormais omniprésent du pouvoir. Elle a ainsi évoqué la nécessité de « bâtir la Tunisie de demain » et de « consacrer le rôle central de la famille dans l’édification d’une société cohésive et solidaire contribuant aux objectifs du processus de construction et d’édification du pays ». Une terminologie qui reprend l’un des éléments de langage les plus récurrents des autorités depuis plusieurs mois.

    Une feuille de route pour la cohésion familiale

    La ministre a mis en avant le plan national de cohésion familiale 2025-2035, présenté comme une vision stratégique visant à renforcer la résilience des familles et à faire de celles-ci « un moteur stratégique du développement global ».

    Ce plan repose sur plusieurs axes majeurs, parmi lesquels le renforcement des liens intergénérationnels à travers la promotion du dialogue et de la socialisation au sein des familles, le soutien à la résilience économique et sociale des ménages face aux mutations contemporaines, ainsi que la révision du cadre législatif lié à la famille afin de garantir un meilleur équilibre entre droits et devoirs.

    Le ministère affirme également vouloir renforcer les mécanismes de coordination, de suivi et d’évaluation afin d’assurer la mise en œuvre des objectifs fixés dans cette stratégie.

    Préparer les couples à la vie conjugale

    Dans ce cadre, la ministre a annoncé le lancement, dès cette année, d’un programme national de préparation à la vie conjugale destiné aux futurs couples.

    Le dispositif vise à accompagner les candidats au mariage sur les plans psychologique, social, juridique et sanitaire afin de les aider à construire des foyers « résilients », capables de gérer les conflits, de développer une communication positive et d’assumer les responsabilités parentales.

    Selon le ministère, ce programme ambitionne notamment de limiter les risques de désunion et de divorce, particulièrement durant les premières années de mariage.

    Parallèlement, le département de la Femme poursuit le développement de son programme de « parentalité positive », destiné à promouvoir des pratiques éducatives favorisant le développement cognitif, émotionnel et physique de l’enfant dès la naissance, tout en insistant sur la responsabilité conjointe des deux parents dans l’éducation et la transmission des valeurs.

    Inclusion sociale et lutte contre le décrochage scolaire

    La ministre a également évoqué plusieurs programmes d’inclusion économique et sociale destinés aux familles en situation de vulnérabilité, notamment celles confrontées à des difficultés économiques ou au risque de décrochage scolaire.

    Parmi les initiatives citées figure le programme « Notre jardin d’enfants dans notre quartier », qui vise à renforcer l’accès à l’éducation préscolaire et à favoriser la continuité du parcours scolaire des enfants.

    Le ministère affirme également soutenir des programmes d’accompagnement destinés aux familles à situation particulière ainsi qu’aux mères d’élèves menacés d’abandon scolaire.

    Des espaces multiservices prévus en 2026

    Dans le prolongement de cette stratégie, le ministère a annoncé le lancement d’une plateforme numérique nationale interactive dédiée à la famille ainsi que l’ouverture, en 2026, de trois espaces multiservices à El Souassi, Sidi El Hani et El Moutouia.

    Ces structures, présentées comme des espaces de proximité, auront pour mission de renforcer les services d’orientation, d’accompagnement et de prévention familiale, dans un contexte où les autorités multiplient les discours sur la cohésion sociale et la consolidation du tissu familial.

    N.J

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    Commentaire

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      14 mai 2026 | 13h25

      Quel ministere bidon.

    Répondre

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