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Hantavirus : l’OMS parle d’épidémie, mais assure que la situation reste sous contrôle

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Par Myriam Ben Zineb

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement parlé, vendredi 15 mai 2026, d’une flambée épidémique de hantavirus liée au foyer apparu à bord du navire de croisière MV Hondius, tout en assurant que la situation demeure, à ce stade, sous contrôle.

    Lors de son point de presse hebdomadaire tenu à Genève, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a confirmé qu’un total de dix cas avait été signalé à l’organisation, dont trois décès.

    Parmi ces dix cas, huit ont été confirmés en laboratoire, tandis que deux autres sont considérés comme probables. L’OMS précise par ailleurs qu’aucun nouveau décès n’a été enregistré depuis le 2 mai.

    L’organisation a également revu légèrement son précédent bilan. Un onzième cas, initialement intégré dans ses premières communications, a finalement été exclu après des analyses complémentaires réalisées aux États-Unis. Le bilan officiel est donc désormais fixé à dix cas confirmés ou probables et trois morts.

    Une flambée « contenue », mais suivie de très près

    Si l’OMS utilise désormais clairement le terme de flambée épidémique, elle insiste néanmoins sur un point : il ne s’agit pas, à ce stade, d’une propagation incontrôlée.

    « La flambée est contenue pour le moment », ont indiqué les responsables de l’organisation, tout en rappelant que la période d’incubation du virus peut atteindre six semaines, ce qui signifie que d’autres cas pourraient encore être détectés dans les prochains jours ou les prochaines semaines sans que cela ne traduise nécessairement une aggravation de la situation.

    L’OMS souligne au contraire que la détection éventuelle de nouveaux cas serait avant tout le résultat du vaste dispositif de surveillance actuellement mis en place dans plusieurs pays.

    Plus de 120 passagers déjà rapatriés

    L’organisation a également annoncé que l’opération internationale de transfert des passagers du MV Hondius est désormais achevée.

    Plus de 120 personnes ont été rapatriées vers leur pays d’origine ou accueillies dans des pays partenaires, où elles font désormais l’objet d’un suivi sanitaire strict.

    L’OMS recommande une quarantaine de 42 jours, correspondant à la durée maximale connue d’incubation du virus.

    Les autorités sanitaires considèrent actuellement l’ensemble des passagers et des membres d’équipage comme des contacts à haut risque, par mesure de précaution.

    Une transmission entre humains toujours à l’étude

    Interrogée sur la nature exacte de la transmission, l’épidémiologiste de l’OMS, Maria Van Kerkhove, a confirmé que la piste d’une transmission interhumaine est sérieusement étudiée.

    Les premières investigations évoquent notamment de possibles contaminations : entre époux, entre un médecin du bord et un patient, ou encore dans d’autres situations de contacts prolongés dans l’environnement confiné du navire.

    L’OMS insiste toutefois sur le fait que les investigations se poursuivent et que plusieurs zones d’ombre demeurent concernant l’origine exacte du foyer et sa chaîne de transmission.

    Aucune mutation inquiétante détectée

    Sur le plan scientifique, plusieurs laboratoires internationaux poursuivent actuellement le séquençage du virus.

    À ce stade, l’OMS affirme qu’aucune mutation susceptible de rendre le virus plus transmissible ou plus virulent n’a été identifiée.

    Des études complémentaires sont en cours afin de mieux comprendre : l’origine précise de cette flambée, les circonstances de la contamination des premiers cas, ainsi que le comportement du virus dans ce contexte inédit.

    « Le risque pour la population générale reste faible »

    Malgré l’attention internationale suscitée par cette affaire, l’OMS se veut rassurante.

    L’organisation répète que le risque pour la population générale mondiale demeure faible et qu’aucune réunion du comité d’urgence du Règlement sanitaire international n’est envisagée à ce stade.

    Les autorités sanitaires internationales poursuivent néanmoins un suivi étroit de l’ensemble des personnes exposées, dans plus d’une vingtaine de pays, afin d’éviter toute transmission secondaire et de contenir définitivement cette flambée épidémique.

    M.B.Z

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