À l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba, vendredi 15 mai 2026, le ministère tunisien des Affaires étrangères a réaffirmé le soutien « constant et inconditionnel » de la Tunisie au peuple palestinien et à son droit à l’autodétermination.
Dans un communiqué, la diplomatie tunisienne souligne que cette commémoration intervient dans un contexte marqué par la poursuite des violations israéliennes de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, ainsi que par le durcissement du blocus imposé au territoire palestinien.
Le ministère évoque notamment la fermeture des points de passage, les restrictions à l’entrée des aides humanitaires et les limitations des déplacements des personnes, estimant que ces mesures ont aggravé la catastrophe humanitaire dans l’enclave palestinienne.
Tunis dénonce les « politiques de colonisation »
La Tunisie critique également la poursuite des politiques israéliennes en Cisjordanie occupée, citant l’adoption de « lois racistes », dont celle relative à l’exécution des prisonniers palestiniens, ainsi que les opérations d’annexion et d’enregistrement de terres palestiniennes au nom de l’État hébreu.
Selon le communiqué, ces pratiques visent à élargir la colonisation et à imposer « un nouveau fait accompli » sur les territoires occupés, en violation du droit international et des résolutions internationales pertinentes.
« La Palestine est un État selon le droit international »
Le ministère des Affaires étrangères rappelle par ailleurs que la Palestine est reconnue comme État par près de 150 pays et estime qu’il est désormais temps de lui accorder une adhésion pleine et entière à l’Organisation des Nations unies « sans davantage de tergiversations ».
La Tunisie rend également hommage à la « résistance héroïque » du peuple palestinien face à « la brutalité de l’occupation », dénonçant au passage le « silence troublant » de la communauté internationale.
La diplomatie tunisienne conclut en renouvelant son appui au peuple palestinien dans sa lutte pour la récupération de « l’ensemble de ses droits historiques légitimes » et pour l’établissement d’un État indépendant sur toute la Palestine, avec Al-Qods comme capitale.
Commémoration d’une catastrophe
Le terme « Nakba », qui signifie « catastrophe » en arabe, désigne l’exode massif et forcé de plus de 700.000 Palestiniens lors de la création d’Israël en 1948. Des centaines de villages palestiniens ont alors été détruits ou vidés de leurs habitants, provoquant un déplacement durable de populations vers Gaza, la Cisjordanie, les pays voisins et les camps de réfugiés.
Chaque année, le 15 mai, les Palestiniens commémorent cette date comme le symbole du déracinement, de la perte de leurs terres et du début d’une occupation toujours en place.
S.H










