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Nanopuces, vaccins captant la 6G et hantavirus : derrière l’ironie, une désinformation qui prospère sur les réseaux

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    Une publication diffusée X a récemment attiré l’attention de nombreux internautes. Le message affirme que « le vaccin contre le Hantavirus sera composé de nanopuce qui permettront de capter la 6G ». Accompagné d’une image montrant un flacon présenté comme un vaccin Pfizer et le logo « 6G », le tweet a été partagé par plusieurs utilisateurs, certains le prenant au sérieux.

    Pourtant, cette publication relève clairement de l’ironie et du détournement complotiste. Elle reprend volontairement plusieurs théories conspirationnistes déjà apparues durant la pandémie de Covid-19, notamment les fausses affirmations selon lesquelles les vaccins contiendraient des puces électroniques destinées à surveiller la population ou à interagir avec les réseaux 5G. Ici, le message pousse l’absurde encore plus loin en évoquant cette fois la « 6G », technologie qui n’est d’ailleurs pas encore déployée commercialement dans la majorité des pays.

    Malgré le caractère manifestement exagéré de la publication, certains internautes y ont cru et l’ont relayée comme une véritable information sanitaire. Ce type de contenu prouve que la manière dont l’humour ambigu et la satire peuvent alimenter la désinformation lorsqu’ils circulent hors contexte ou auprès d’un public peu familier avec les codes ironiques des réseaux sociaux.

    Aucune preuve scientifique ne montre qu’un vaccin puisse contenir des « nanopuces » capables de capter un réseau mobile. Les vaccins sont composés d’ingrédients strictement contrôlés destinés à stimuler le système immunitaire. Les autorités sanitaires internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé, ont à plusieurs reprises démenti les rumeurs liées aux micropuces dans les vaccins.

    Le hantavirus, mentionné dans le tweet, est un virus transmis principalement par certains rongeurs infectés. L’être humain peut être contaminé par inhalation de particules provenant de l’urine, des excréments ou de la salive de rongeurs. Selon les souches, le virus peut provoquer des syndromes respiratoires graves ou des atteintes rénales parfois mortelles. Les cas humains restent relativement rares, mais ils sont surveillés par les autorités sanitaires dans plusieurs régions du monde.

    L’image utilisée dans la publication semble également avoir été créée ou modifiée numériquement. Aucun vaccin commercialisé contre le hantavirus sous cette forme n’est associé aux éléments visibles sur l’image, notamment la référence à la « 6G ».

    Cette publication constitue donc un contenu satirique qui recycle des théories complotistes déjà largement démenties par la communauté scientifique.

    R.A.

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