Le ton monte entre Rome et Tel-Aviv. La présidente du conseil italien, Giorgia Meloni a vivement réagi, mercredi 20 mai 2026, après la diffusion d’images montrant des militants de la flottille pour Gaza, parmi lesquels plusieurs ressortissants italiens, agenouillés et menottés.
Dans un message publié sur X, Giorgia Meloni a qualifié ces images, diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, d’« inacceptables ». La vidéo montre des militants de la flottille pour Gaza agenouillés, les mains attachées, après leur interception en mer puis leur placement en détention dans le sud d’Israël.
La présidente du conseil a jugé « inadmissible » que ces manifestants, dont plusieurs citoyens italiens, soient soumis à un traitement portant atteinte à la dignité humaine.
Rome a annoncé avoir engagé, « aux plus hauts niveaux institutionnels », des démarches immédiates pour obtenir la libération des citoyens italiens concernés.
Rome hausse le ton
Meloni a également affirmé que l’Italie exigeait des excuses pour le traitement infligé aux militants, dénonçant un « mépris total » à l’égard des demandes explicites formulées par Rome.
Dans la foulée, le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a annoncé la convocation immédiate de l’ambassadeur israélien afin d’obtenir des clarifications officielles sur les faits.
Cette prise de position marque un net durcissement du ton des autorités italiennes, alors que l’affaire suscite une vive réaction politique et diplomatique autour du sort des militants arrêtés après l’interception de la flottille.
Paris embraye à son tour
La France a, elle aussi, haussé le ton. Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé des agissements « inadmissibles » visant les passagers de la flottille Global Sumud, rappelant que ces faits avaient également été critiqués jusque dans les rangs du gouvernement israélien.
Le chef de la diplomatie française a annoncé avoir demandé la convocation de l’ambassadeur d’Israël en France pour exprimer l’indignation de Paris et exiger des explications.
Tout en rappelant la désapprobation française vis-à-vis de cette initiative maritime, Jean-Noël Barrot a insisté sur la nécessité de traiter les ressortissants français impliqués avec respect et d’obtenir leur libération dans les plus brefs délais.
Il a enfin salué la mobilisation des équipes du ministère, de l’ambassade et du consulat, engagées pour assurer la protection consulaire des citoyens concernés.
M.B.Z










