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Libye : élections, sécurité et retrait des mercenaires au cœur des discussions du Caire

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Par Nadya Jennene

    Face à une Libye toujours plongée dans l’impasse politique et sécuritaire, la Tunisie, l’Égypte et l’Algérie tentent de resserrer les rangs. Réunis jeudi 21 mai 2026 au Caire dans le cadre de la quatrième réunion ministérielle de l’« initiative des pays voisins de la Libye », les chefs de la diplomatie des trois pays ont affiché une volonté commune : pousser vers une sortie de crise « libyo-libyenne » et accélérer le processus politique.

    Autour de la table, le ministre tunisien des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti, son homologue égyptien Badr Abdelatty et le ministre algérien Ahmed Attaf ont multiplié les appels à une coordination renforcée face aux développements politiques et sécuritaires en Libye.

    Une solution « libyo-libyenne » remise au centre

    Dans leur déclaration commune, les trois ministres ont insisté sur le fait qu’aucune solution durable ne pourra être imposée de l’extérieur. Selon eux, seule une issue « libyo-libyenne » est en mesure de garantir une stabilité réelle et une sortie de crise globale.

    Les discussions ont notamment porté sur la nécessité d’organiser, dans les meilleurs délais, des élections présidentielle et législatives simultanées. Les trois pays estiment que l’absence persistante d’une autorité exécutive unifiée continue d’alimenter l’instabilité et de bloquer tout véritable processus de normalisation.

    Les ministres ont également réitéré leur exigence d’un retrait « complet et immédiat » des forces étrangères, combattants et mercenaires présents sur le territoire libyen, considérant que les ingérences extérieures demeurent l’un des principaux facteurs de prolongation du conflit.

    Sécurité, cessez-le-feu et coordination régionale

    Au-delà du volet politique, les trois diplomates ont insisté sur la nécessité d’une approche plus globale de la crise libyenne, intégrant également les dimensions économiques et sociales afin de traiter les causes profondes de l’instabilité.

    Ils ont apporté leur soutien aux efforts de la Commission militaire conjointe (5+5), chargée de consolider le cessez-le-feu et d’œuvrer à la réunification des institutions militaires et sécuritaires du pays.

    Les ministres ont par ailleurs exprimé leur inquiétude face à la persistance des violences et des assassinats politiques en Libye, appelant les différentes parties à la retenue, à la désescalade et au respect de « l’intérêt national supérieur ».

    Enfin, Tunis, Alger et Le Caire ont réaffirmé leur engagement à maintenir une coordination étroite, aussi bien entre eux qu’avec les Nations unies, la Ligue arabe et l’Union africaine, afin de soutenir un règlement politique durable de la crise libyenne.

    La prochaine réunion de l’initiative des pays voisins doit se tenir en Algérie à une date qui sera fixée ultérieurement par voie diplomatique.

    N.J

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