La Commission de la planification stratégique à l’Assemblée des représentants du peuple poursuit l’examen de la proposition de loi visant à amender le Code de l’investissement. Son rapporteur, Salah Selmi, a estimé, vendredi 22 mai 2026, que cette révision est devenue incontournable face à un cadre législatif jugé dépassé et inadapté aux attentes actuelles de l’État, des investisseurs et de l’économie tunisienne.
Un chantier jugé prioritaire
Intervenant sur les ondes d’Express FM, le député a expliqué que cette initiative parlementaire vise avant tout à poser les bases d’un environnement d’investissement plus attractif, capable de répondre aux transformations économiques en cours.
Au cœur des discussions, plusieurs axes reviennent avec insistance : alléger les procédures administratives, renforcer les garanties offertes aux investisseurs et améliorer les conditions d’accueil des projets, qu’ils soient portés localement ou par des acteurs étrangers.
Salah Selmi a rappelé que la commission a multiplié les consultations avec différentes structures concernées afin de recueillir leurs observations et d’enrichir le texte en cours d’examen.
Numérisation, administration et simplification
Les travaux menés récemment au sein de la commission ont permis d’avancer sur plusieurs volets essentiels. Les échanges ont notamment porté sur la digitalisation du dispositif lié à l’investissement, la révision de l’organisation administrative encadrant ce secteur, ainsi que la simplification des démarches aujourd’hui perçues comme un frein à la création de projets.
L’objectif est de bâtir un mécanisme plus fluide, capable de réduire les délais, encourager l’initiative privée, soutenir la production et favoriser la création d’emplois.
Le député a également souligné que plusieurs investisseurs étrangers se sont détournés de la Tunisie en raison de lourdeurs administratives persistantes, appelant à une vision nationale plus claire pour améliorer l’attractivité du pays et relancer l’activité économique.
Une réforme élargie au Code des changes
Pour Salah Selmi, la révision du Code de l’investissement ne peut être menée isolément. Il a estimé qu’une modernisation de la réglementation des changes demeure indispensable afin d’accompagner cette réforme et d’ouvrir davantage de perspectives aux Tunisiens souhaitant investir à l’étranger.
Des consultations appelées à se poursuivre
Dans ce cadre, la commission a déjà organisé plusieurs séances d’audition avec des organisations et structures concernées, parmi lesquelles l’Utica, la Conect, l’Utap, l’Organisation nationale des entrepreneurs ainsi que le Conseil des chambres mixtes.
Les travaux doivent se poursuivre dans les prochains jours avec d’autres ministères et institutions concernés, dans l’objectif d’aboutir à un texte plus cohérent, susceptible de renforcer la dynamique économique, soutenir la croissance et améliorer le climat de l’investissement en Tunisie.
M.B.Z










