La chambre correctionnelle de la cour d’appel de Gabès a rendu son verdict, vendredi 22 mai 2026, dans l’affaire impliquant plusieurs cadres et proches du mouvement Ennahdha poursuivis pour tentative de franchissement clandestin des frontières et détention de devises d’origine inconnue, ont indiqué des sources judiciaires à Business News.
Selon les mêmes sources, la cour a condamné l’ancien ministre de l’Agriculture et dirigeant d’Ennahdha, Mohamed Ben Salem, à six mois de prison. Ali Lefi, ancien conseiller au ministère des Affaires religieuses, ainsi qu’Ahmed Laâmari, ont quant à eux été condamnés à une année de prison chacun. Un ancien responsable de la douane a également écopé de deux ans de prison.
Cette décision intervient après un premier jugement rendu le 11 mars 2025 par le tribunal de première instance de Gabès. À l’époque, Mohamed Ben Salem avait été condamné à trois ans de prison, tandis qu’Ahmed Laâmari et Ali Lefi avaient écopé de deux ans de prison chacun.
L’affaire remonte au 3 mars 2023, date à laquelle Mohamed Ben Salem et Ahmed Laâmari avaient été arrêtés dans le sud du pays alors qu’ils tentaient, selon l’accusation, de franchir illégalement les frontières vers la Libye. Les deux hommes avaient ensuite été placés sous résidence à Gabès.
Selon les éléments de l’enquête, Mohamed Ben Salem avait été interpellé en possession de 12.000 dinars et de 2.100 euros. Six personnes au total étaient poursuivies dans ce dossier, et quatre mandats de dépôt avaient été émis.
À l’issue du jugement de première instance, l’avocat et activiste politique Abdelwaheb Matar avait vivement critiqué la décision, dénonçant « un jugement inique » et estimant que le dossier comportait « des incohérences flagrantes », tout en assurant que la tentative de franchissement clandestin des frontières est un crime qui n’existe même pas.
R.B.H











Commentaire
Citoyen_H
MAIS BIEN SÛR,
Ben Salem et ses acolytes faisaient du trekking.
Les grosses sommes d’argent trouvé en leur possession, devaient servir à régler les rafraîchissements, indispensables sous la latitude dans laquelle, ils évoluaient.
Tout le reste n’est que médisance !