Un vol transportant 243 migrants ivoiriens en situation irrégulière a quitté vendredi 22 mai 2026 l’aéroport international de Tunis-Carthage, dans le cadre des opérations dites de « retour volontaire » menées par les autorités tunisiennes, selon une dépêche de la TAP.
À cette occasion, le porte-parole de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel-major Houssemeddine Jebabli, a salué la gestion par la Tunisie du dossier migratoire, affirmant que le pays avait démontré sa capacité à faire face à plusieurs « dossiers complexes », dont celui de la migration irrégulière.
Les autorités indiquent que ces opérations ont débuté en juillet 2025, après l’installation d’un vaste campement de migrants dans la région d’El Amra, dans le gouvernorat de Sfax. Le programme, piloté par le ministère de l’Intérieur, est présenté par les autorités comme une initiative à caractère humanitaire destinée aux migrants originaires d’Afrique subsaharienne en situation irrégulière.
Selon les chiffres avancés par les autorités, plus de 4.000 migrants auraient quitté la Tunisie dans ce cadre depuis le lancement du dispositif, à travers des vols organisés progressivement vers plusieurs pays africains.
Le porte-parole de la Garde nationale a également mis en avant le rôle des différentes structures sécuritaires et administratives dans l’organisation de ces opérations, notamment la coordination avec les représentations diplomatiques des pays concernés, ainsi qu’avec le Croissant-Rouge tunisien.
Ces annonces interviennent dans un contexte marqué par de vives critiques d’organisations tunisiennes et internationales de défense des droits humains concernant les conditions de vie des migrants subsahariens en Tunisie, particulièrement dans les régions de Sfax. Plusieurs ONG dénoncent régulièrement des expulsions, des violences, des discours à caractère xénophobe ainsi qu’une précarité sanitaire et humanitaire grandissante.
Selon des estimations non officielles, environ 20.000 migrants originaires d’Afrique subsaharienne se trouveraient actuellement en Tunisie, principalement dans les zones côtières et dans le Grand Tunis.
N.J










