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Après des heures de flou, Tunisie Telecom finit par admettre une cyberattaque sur My TT

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    Il aura fallu une après-midi et une soirée de polémique, des milliers de captures d’écran circulant sur les réseaux sociaux, un premier communiqué évasif et une avalanche de sarcasmes en ligne pour que Tunisie Telecom finisse enfin par reconnaître l’évidence. L’application My TT a bien été victime d’une cyberattaque.

    Dans un second communiqué publié dans la soirée du samedi 23 mai 2026, l’opérateur historique admet finalement que sa plateforme numérique a subi « une attaque cybernétique », affirmant toutefois que celle-ci aurait été détectée « dès les premiers instants » et neutralisée « avec succès » grâce aux mécanismes de protection mis en place.

    L’entreprise assure également qu’aucune donnée n’a été compromise et qu’aucune perturbation majeure des services n’a été enregistrée.

    Une journée de flottement et de communication confuse

    Depuis l’après-midi, l’affaire avait pourtant pris une ampleur considérable. Des milliers d’utilisateurs de l’application My TT avaient reçu une notification push à caractère politique, totalement étrangère aux usages habituels de l’application, normalement limitée aux offres commerciales et aux services destinés aux abonnés.

    Le message évoquait notamment les libertés, la situation économique et appelait à « écouter la voix du peuple », provoquant immédiatement stupeur, moqueries et interrogations sur les réseaux sociaux.

    Face au tollé, Tunisie Telecom avait d’abord publié un premier communiqué particulièrement flou, évoquant simplement des « travaux de maintenance » et des opérations d’« amélioration des performances » de l’application. Aucune mention du message politique. Aucun mot sur un éventuel piratage. Aucun début d’explication sur l’origine de l’incident.

    Une stratégie de communication qui a largement contribué à alimenter l’ironie des internautes, nombreux à tourner en dérision cette version officielle jugée peu crédible au vu de l’ampleur de l’incident.

    Un aveu tardif qui ne dissipe pas toutes les questions

    Dans ce second communiqué, Tunisie Telecom prend finalement soin de préciser que la notification reçue par certains clients « ne représente en rien l’activité de l’entreprise ni les objectifs de l’application », insistant sur le caractère strictement commercial de My TT.

    Mais malgré cet aveu tardif, plusieurs zones d’ombre persistent.

    L’opérateur affirme avoir repoussé l’attaque « en un temps record », tout en assurant qu’aucune donnée n’a été affectée. Or, le simple fait qu’un message politique ait pu être diffusé massivement via une application officielle pose déjà des questions sérieuses sur le niveau réel de sécurisation de la plateforme et sur les accès internes au système de notifications.

    Pour de nombreux observateurs, cette séquence met surtout en lumière une gestion de crise chaotique : d’abord le silence, ensuite un communiqué minimisant les faits sous couvert de « maintenance », puis enfin la reconnaissance d’une cyberattaque plusieurs heures après l’explosion de l’affaire sur les réseaux sociaux.

    Entre-temps, Facebook et X auront vécu au rythme des mèmes, des théories improvisées et des plaisanteries sur cette notification politique surgie là où les abonnés s’attendaient simplement à une offre Internet ou à un bonus de recharge.

    R.B.H

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