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Le ministère de l’Agriculture dément le refus d’un don d’un million de brebis

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    Le ministère de l’Agriculture a formellement démenti les informations relayées sur les réseaux sociaux et certains sites électroniques faisant état d’un supposé refus par la Tunisie d’une donation d’un million de brebis.

    Dans un communiqué explicatif publié lundi 25 mai 2026, le ministère a qualifié ces allégations de « totalement infondées », précisant qu’elles ne reposent sur aucun élément vérifiable et ne correspondent à aucune réalité administrative ou institutionnelle.

    Cette mise au point intervient à la suite de déclarations attribuées à des représentants du groupement professionnel agricole relevant de la Conect, lors d’une séance d’audition tenue au sein de la commission de l’agriculture de l’Assemblée des représentants du peuple, et relayées par le député Taher Ben Mansour.

    Dans une publication diffusé dimanche au soir, il a indiqué : « Des représentants du groupement professionnel agricole relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie ont indiqué, lors d’une séance d’audition au sein de la commission de l’agriculture à l’Assemblée des représentants du peuple, que la région autonome de Sardaigne en Italie avait proposé à la Tunisie une donation gratuite d’un million de brebis de la race « sarde » (comme illustré dans la publication jointe). Cette race est connue en Tunisie sous l’appellation de « Sardi » et se caractérise par une forte capacité de reproduction, estimée à trois portées en deux ans pour chaque brebis. Selon les mêmes sources, la Sardaigne compterait environ 1,5 million d’habitants et un cheptel ovin d’environ 4 millions de têtes, soit en moyenne 2,5 têtes par habitant. Face au désintérêt croissant des jeunes pour l’activité agricole et à leur émigration hors de la région, ce cheptel serait devenu une charge excédentaire. » 

    Dans son démenti, le ministère a souligné qu’aucune offre officielle de don n’avait été soumise à l’État tunisien dans ce cadre, et qu’aucune procédure de ce type n’avait été examinée ou rejetée par les autorités compétentes. 

    Le département a également mis en garde contre la diffusion de rumeurs, appelant les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à vérifier leurs sources avant toute publication, afin d’éviter la propagation de fausses informations susceptibles d’induire l’opinion publique en erreur ou de créer une confusion inutile.

    Il a réaffirmé par ailleurs son engagement à soutenir le secteur de l’élevage, à protéger le cheptel national et à préserver les équilibres du marché des viandes rouges, dans le cadre d’une politique visant à renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

    Le démenti du ministère, tout comme la publication du député, intervient dans un contexte particulier marqué par l’approche de l’Aïd El Kebir. Cette période est traditionnellement caractérisée par une forte demande en ovins destinés au sacrifice, dans un climat où les prix des moutons connaissent une tendance haussière, alimentant les préoccupations des ménages. Elle coïncide également avec des débats récurrents sur l’état du cheptel national, régulièrement jugé sous pression en raison de divers facteurs structurels, notamment les coûts de production, les conditions climatiques et la dynamique de l’élevage. 

    N.J

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