L’avocat Sami Ben Ghazi a annoncé ce lundi 25 mai 2026 qu’un nouveau jugement a été prononcé contre l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, condamnée à deux ans de prison par la chambre criminelle n°4 du tribunal de première instance de Tunis.
Selon l’avocat, cette condamnation est liée à une déclaration faite par Sonia Dahmani en 2023, dans laquelle elle critiquait la situation dans les prisons tunisiennes. Elle a été poursuivie en vertu du décret-loi 54, plus précisément de l’article 24 dans son troisième alinéa.
Sonia Dahmani est accusée d’avoir diffusé de « fausses informations » susceptibles de porter atteinte à un fonctionnaire public, une infraction passible d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison. L’avocat a également indiqué que la défense a interjeté appel de ce jugement, suspendant ainsi l’exécution de la peine.
Il s’agit de la quatrième affaire dans laquelle une peine de prison est prononcée contre Sonia Dahmani sur la base du décret-loi 54.
Plus tôt en avril, la chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a condamné l’avocate — dans un autre dossier — à une peine d’un an et six mois de prison, après un verdict de deux ans de prison en première instance, pour « usage des réseaux et systèmes d’information et de communication en vue de produire, diffuser et préparer de fausses informations ».
L’affaire concerne les déclarations de Sonia Dahmani sur la persistance de pratiques et de discours racistes au sein de la société. Ces propos ont été requalifiés par les autorités en « diffusion de fausses informations », constituant ainsi le fondement des poursuites engagées à son encontre sur la base du décret-loi 54.
Arrêtée le 11 mai 2024, l’avocate a été remise en liberté conditionnelle le 27 novembre 2025.
N.J













2 commentaires
A4
En fin de compte, ce pays est merveilleux !!!
Roberto Di Camerino
Si ces juges etaient dans un tout autre pays où on respecte la liberté de parole, ils seraient eux -mêmes en prison pour enfreinte à la loi. Mais on est dans un bled oú le citoyen , comme disait Bourguiba , est un « houthala » une poussiere qui ne vaut rien.