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Une pétition relance l’appel à la libération d’Ahmed Néjib Chebbi

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Par Myriam Ben Zineb

    Une pétition baptisée « 68-25 » a été lancée mardi 26 mai 2026 pour réclamer la libération immédiate de l’avocat et homme politique Ahmed Néjib Chebbi, figure historique de l’opposition tunisienne et président du Front de salut national.

    Diffusé sur les réseaux sociaux, l’appel revient sur le parcours militant de l’opposant, en établissant un parallèle entre son premier procès devant la Cour de sûreté de l’État en septembre 1968 et sa situation actuelle. Les initiateurs de la pétition estiment qu’après plusieurs décennies de combat politique pacifique, Ahmed Néjib Chebbi fait aujourd’hui face à de nouvelles poursuites liées à ses positions politiques et à son engagement public en faveur d’une Tunisie démocratique.

    Le texte appelle à sa libération et affirme que les divergences politiques doivent être traitées par les voies démocratiques, et non par la détention. Il invite également les citoyens à signer la pétition, soit en ligne, soit lors d’une collecte annoncée dimanche 31 mai 2026 à Safsaf, à La Marsa.

    Une figure historique de l’opposition

    Ahmed Néjib Chebbi, âgé de 81 ans, est l’une des figures les plus anciennes de la vie politique tunisienne. Son nom reste associé à plusieurs décennies d’opposition aux régimes successifs et à un engagement constant en faveur des libertés publiques et du pluralisme politique.

    Dans leur texte, les promoteurs de la pétition rappellent qu’il a connu, au fil de son parcours, la prison, l’exil, l’exclusion et diverses formes de pressions, tout en restant présent dans le débat politique national.

    Détenu depuis décembre 2025

    Ahmed Néjib Chebbi a été arrêté et incarcéré depuis le 4 décembre 2025 dans le cadre de l’exécution d’un jugement définitif le condamnant à douze années de prison dans l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ».

    Son dossier continue de susciter de nombreuses réactions dans les milieux politiques et de défense des droits humains. En mars 2026, l’ONG Intersection pour les droits et les libertés avait rappelé que sa détention s’inscrivait dans un climat marqué par des pressions croissantes sur les opposants et les libertés publiques.

    À travers cette nouvelle pétition, les signataires disent vouloir relancer la mobilisation autour de son cas, mais aussi défendre le principe selon lequel l’opposition politique et l’expression des opinions ne doivent pas être assimilées à des infractions pénales.

    M.B.Z

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