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Ahmed Saïdani remercie Kaïs Saïed après sa grâce présidentielle

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Par Raouf Ben Hédi


    Le député Ahmed Saïdani s’est exprimé, ce mardi 26 mai 2026, sur sa page personnelle après sa libération, à la faveur d’une grâce présidentielle accordée par le président Kaïs Saïed, mettant fin à plus de trois mois de détention. 

    Arrêté le 4 février dernier, il avait été condamné en avril à huit mois de prison pour des publications critiques visant le chef de l’État sur les réseaux sociaux, dans le cadre d’accusations liées à des « propos susceptibles de porter atteinte à la personne du président de la République ».

    Dans un long statut publié après sa sortie de prison, Ahmed Saïdani adopte un ton mêlant défi politique, tentative d’apaisement et repositionnement idéologique. Sans renier ses critiques contre Kaïs Saïed ni son opposition à certaines dérives du pouvoir, il évite soigneusement toute rupture frontale avec le processus du 25-Juillet, auquel il affirme rester attaché « par amour pour la Tunisie ».

    Une critique sans rupture avec le pouvoir

    L’ancien détenu politique insiste d’abord sur son respect de l’institution judiciaire, malgré des jugements qu’il qualifie « d’injustes ». Il affirme ne nourrir « aucune rancune » envers les magistrats et appelle plutôt à une réforme de la justice.

    Ahmed Saïdani reconnaît également que certaines expressions utilisées dans ses publications étaient « fortes » et « sans nécessité », tout en refusant d’y voir un recul ou des excuses politiques. Il tente ici un exercice délicat : admettre une forme d’excès dans le ton sans abandonner le fond de ses positions. Car au cœur de son message demeure une idée centrale : le président Kaïs Saïed « n’est pas au-dessus de la critique ».

    Cette phrase constitue probablement le point politique le plus sensible de son texte. Saïdani défend ainsi le droit à une critique, même « blessante », du chef de l’État, tout en rappelant, en miroir, qu’il ne se considère pas lui-même « au-dessus des lois ».

    Un appel à la recomposition politique

    Au-delà de son cas personnel, le député esquisse une lecture plus large de la crise tunisienne. Il appelle le pouvoir à « s’ouvrir aux forces nationales » n’ayant pas « commis de crimes contre la Tunisie », tout en exhortant l’opposition à sortir d’une logique centrée uniquement sur la personne du président.

    Dans son texte, Ahmed Saïdani critique implicitement deux camps : un pouvoir qu’il juge fermé et une opposition qu’il accuse de réduire la crise nationale à un affrontement avec Kaïs Saïed. Il plaide, au contraire, pour une opposition fondée sur « l’argument contre l’argument » et « l’idée contre l’idée ».

    Une grâce présidentielle qui crée un malaise assumé

    Le passage le plus révélateur de son statut reste sans doute celui consacré à la grâce présidentielle. Ahmed Saïdani remercie explicitement Kaïs Saïed pour avoir « apporté la joie » à ses proches, tout en affirmant que cette décision l’a « embarrassé », puisqu’il ne se considère pas coupable.

    Cette ambiguïté résume toute la complexité de sa position politique : critique du président mais bénéficiaire de sa grâce ; défenseur du 25-Juillet mais opposant à certaines pratiques du pouvoir ; partisan de la reddition des comptes mais favorable à l’élargissement de détenus politiques et de prisonniers ayant procédé à des « révisions ».

    Le député appelle enfin à une convergence nationale fondée non sur un « partage du gâteau ou des sièges », mais sur des programmes et des visions politiques communes.

    En conclusion de son message, Ahmed Saïdani affirme vouloir poursuivre son engagement politique « quel qu’en soit le prix », répétant : « Nous ne nous agenouillerons pas… nous lutterons… et nous vaincrons ».

    R.B.H

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    2 commentaires

    1. Kol Mao, bretelles tirées, de retour et Qômfondant de remerciement...

      Répondre
      26 mai 2026 | 23h44

      Aah, la Kawmagie de toute graisse pestilentielle…euh grâce, grâce présidentielle.

      Beau Qômme un Kon conte persan.

      Plus de mouchard à biais hein, Qômpris tawa, Kol Mao Tsé Tsé Saidanung ?

      Zaifoun Dernier a beau être Kon Qômme son palais, il y a des limites à vos Krimes de lèse majesté trempés au sein de l’Aquarium de Représentation du Parjure…

    2. Citoyen_H

      Répondre
      26 mai 2026 | 23h31

      OHÉ LES PARVENUS,

      n’oubliez jamais qu’il existe des lignes rouges à ne pas franchir !!!
      Le respect de la démocratie nécessite une longue période de sevrage puis, d’apprentissage, n’est-ce pas, Marzoukiki, Samia Abbou, Saifeddine Markhouf & Co ???
      Vos parjures et vos insultes, ont fait le tour de l’univers

    Répondre

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