Un nouveau féminicide a secoué la région de Bizerte. Selon l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, une femme a été tuée par son mari dans la région de Sebâa Ouinet, à Mateur, à la suite d’un différend familial.
Le drame, présenté comme une « tragédie » par l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, relance une nouvelle fois le débat sur les violences faites aux femmes et l’augmentation des féminicides en Tunisie.
Un phénomène en hausse
Ce nouveau crime intervient dans un contexte particulièrement alarmant. Selon des données relayées début 2026 par plusieurs associations et médias tunisiens, trente féminicides ont été recensés en Tunisie durant l’année 2025, contre 26 en 2024.
Des organisations de défense des droits des femmes estiment que ces chiffres traduisent une aggravation continue des violences basées sur le genre et dénoncent des défaillances dans les mécanismes de prévention et de protection des victimes.
L’association Aswat Nissa a notamment évoqué une « explosion alarmante de la violence » contre les femmes en 2025, soulignant que le nombre réel pourrait être plus élevé en raison de l’absence de statistiques officielles exhaustives et des difficultés d’accès à l’information.
Des crimes majoritairement commis dans le cadre conjugal
Les données disponibles montrent que la majorité des féminicides enregistrés en Tunisie sont commis par le conjoint, l’ex-conjoint ou un membre de la famille. Plusieurs acteurs associatifs pointent également l’insuffisance de l’application effective de la loi 58 relative à l’élimination des violences faites aux femmes.
Face à la multiplication de ces drames, les appels à renforcer les dispositifs de protection des femmes victimes de violences se multiplient, tout comme les demandes pour une meilleure prise en charge judiciaire et sociale des signalements.
S.H










