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« Je ne suis pas députée du pouvoir » : Fatma Mseddi recadre ses critiques

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Par Myriam Ben Zineb

    La députée à l’Assemblée des représentants du peuple, Fatma Mseddi, a défendu, dans une publication diffusée samedi 30 mai 2026, sa conception du rôle parlementaire, en réponse aux critiques lui reprochant de ne pas suffisamment évoquer la cherté de la vie et les préoccupations quotidiennes des Tunisiens.

    L’élue a indiqué que certains lui reprochaient de consacrer une partie importante de son activité à des dossiers tels que Tunisair, l’énergie ou encore les entreprises publiques, estimant que ces sujets étaient éloignés des préoccupations des citoyens. D’autres, a-t-elle ajouté, considèrent que le fait de mettre en lumière des dysfonctionnements revient à adopter une posture d’opposition.

    Fatma Mseddi a rejeté ces critiques, affirmant être pleinement consciente des difficultés économiques et sociales auxquelles sont confrontés les Tunisiens. Elle a toutefois estimé que le rôle d’un député dépasse la simple description des problèmes ou la transmission des préoccupations citoyennes.

    « Je suis députée du peuple, et non députée du gouvernement ou du pouvoir », a-t-elle écrit, rappelant que sa mission consiste à représenter les citoyens au Parlement, à défendre leurs droits et à œuvrer à la résolution des problèmes à travers le travail législatif.

    La députée a également insisté sur la dimension de contrôle dévolue aux parlementaires, notamment à travers le suivi de l’action gouvernementale, le contrôle des institutions publiques, les questions adressées aux membres de l’exécutif et la surveillance de la gestion des fonds publics.

    Selon elle, le suivi de dossiers relatifs aux entreprises publiques ne constitue pas un éloignement des préoccupations des citoyens. Elle a souligné que ces structures sont financées par l’argent public et que leurs résultats, positifs ou négatifs, ont des répercussions directes sur la qualité des services, le développement économique et les opportunités d’emploi.

    Fatma Mseddi a, par ailleurs, estimé que révéler les dysfonctionnements et les défaillances ne relève pas de l’opposition systématique mais participe d’une démarche de réforme et de préservation de l’intérêt général. Elle a considéré que le silence face aux erreurs ou à la mauvaise gestion ne permettait ni de protéger les deniers publics ni d’améliorer le fonctionnement des institutions.

    M.B.Z

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