L’été 2026 pourrait être marqué par des températures plus élevées que les moyennes habituelles en Tunisie, selon les prévisions saisonnières publiées par l’Institut national de la météorologie (INM).
Les projections climatiques pour la période couvrant les mois de juin, juillet et août font état d’une forte probabilité d’enregistrer des températures supérieures aux normales de référence sur une grande partie du territoire national.
Une chaleur plus marquée dans les régions intérieures et le Sud
Comme chaque année, les écarts de température devraient varier selon les régions. Les zones côtières devraient conserver des conditions relativement plus modérées, tandis que les régions intérieures et le Sud du pays devraient enregistrer les niveaux de chaleur les plus élevés.
Selon les données de l’INM, les moyennes saisonnières devraient osciller entre 22 et 24 degrés sur le littoral, contre 25 à 33 degrés dans le reste du pays. Les températures les plus importantes sont généralement observées dans les gouvernorats du Sud, notamment à Tozeur.
Des précipitations localement supérieures aux moyennes
Les modèles climatiques évoquent également la possibilité d’enregistrer des précipitations supérieures aux moyennes habituelles dans plusieurs régions du pays, même si les prévisions restent moins tranchées pour certaines zones.
Les régions occidentales du Nord et du Centre devraient continuer à recevoir les volumes de pluie les plus importants durant la saison estivale, alors que les précipitations demeureront nettement plus faibles dans les régions méridionales.
Juin, juillet et août : trois mois aux profils distincts
L’INM souligne que le mois de juin conservera un caractère pleinement estival, avec des températures moyennes comprises entre 23 et 25 degrés dans le Nord et le Centre, pouvant atteindre 27 degrés dans la région de Kairouan et jusqu’à 31 degrés dans certaines zones du Sud.
Juillet devrait rester le mois le plus sec de l’année. Les précipitations y seront quasiment inexistantes sur la majorité du territoire, particulièrement dans le Sud où elles pourraient être proches de zéro.
Quant au mois d’août, il devrait marquer une transition progressive vers la saison automnale, avec un retour graduel de l’activité pluvieuse dans certaines régions du Nord et du Centre.
Des enjeux pour la consommation énergétique et les ressources hydriques
Ces prévisions interviennent dans un contexte où les épisodes de chaleur intense deviennent plus fréquents en Méditerranée. Une saison estivale plus chaude pourrait accentuer la pression sur la consommation d’électricité, notamment en raison du recours accru à la climatisation, mais également sur les ressources hydriques déjà fragilisées dans plusieurs régions du pays.
Pour les secteurs de l’agriculture, de l’eau et de l’énergie, l’évolution des conditions climatiques durant les prochains mois constituera ainsi un indicateur particulièrement surveillé, alors que les autorités poursuivent leurs efforts d’adaptation face aux effets croissants du changement climatique.
S.H










