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Grand Tunis : la prolifération des moustiques inquiète, les explications de la municipalité

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Par Myriam Ben Zineb

    Les soirées de fin mai et de début juin ont un goût de déjà-vu pour de nombreux habitants du Grand Tunis. Fenêtres fermées plus tôt que prévu, terrasses désertées au coucher du soleil et des piqûres qui se multiplient : les moustiques semblent avoir fait leur retour avec plusieurs semaines d’avance.

    Lors de son intervention sur Mosaïque FM lundi 1er juin 2026, le directeur de l’Hygiène et de la protection de l’environnement à la municipalité de Tunis, Omar Ennaifer, a expliqué que cette prolifération est favorisée par la combinaison de températures élevées et d’un taux d’humidité important.

    Le responsable a également tenu à distinguer deux phénomènes souvent confondus par les citoyens. Une partie des insectes observés actuellement ne sont pas des moustiques au sens strict. Il s’agit de petits insectes volants qui ressemblent davantage à des moucherons ou à de petites mouches et qui proviennent principalement de la sebkha Sijoumi. Contrairement aux moustiques, ils ne piquent pas et ne se nourrissent pas de sang. Leur présence particulièrement importante cette année s’explique notamment par l’étendue de la zone humide et les conditions climatiques favorables à leur reproduction.

    Pour les moustiques, la situation est plus complexe. Omar Ennaifer a indiqué que l’intervention la plus efficace consiste à traiter les larves avant qu’elles n’atteignent le stade adulte. Or, le niveau encore élevé de l’eau dans la sebkha Sijoumi complique les opérations directes de traitement. Des travaux sont actuellement menés afin d’améliorer l’écoulement naturel des eaux, ce qui devrait faciliter les interventions futures.

    En attendant, les services municipaux poursuivent les campagnes de pulvérisation dans les zones les plus touchées ainsi que les opérations de traitement des réseaux d’assainissement. Le responsable a toutefois rappelé que la lutte contre les moustiques ne peut pas reposer uniquement sur les collectivités locales.

    Il a ainsi appelé les habitants à éliminer toute eau stagnante dans les jardins, sur les balcons ou dans les récipients inutilisés. Une simple accumulation d’eau peut suffire à créer un foyer de reproduction capable de produire des centaines de moustiques en quelques jours.

    Interrogé sur l’apparition supposée de nouvelles espèces, Omar Ennaifer a rappelé que le moustique tigre est présent en Tunisie depuis le début des années 2000. Selon lui, les différences de taille ou de couleur observées par les citoyens ne signifient pas forcément l’arrivée de nouveaux insectes, mais peuvent être liées aux conditions climatiques ou aux cycles naturels des différentes espèces.

    Face à un phénomène qui semble s’installer de plus en plus tôt dans l’année, les autorités misent donc sur une combinaison de traitements ciblés, d’aménagements environnementaux et de gestes préventifs pour tenter de limiter les nuisances durant les mois d’été.

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. Gg

      Répondre
      1 juin 2026 | 15h35

      « l’intervention la plus efficace consiste à traiter les larves avant qu’elles n’atteignent le stade adulte »

      Et le plus efficace pour cela consiste à faire confiance aux prédateurs. Grenouilles, oiseaux, autres insectes, poissons…
      Parce que les insecticides tuent aussi les prédateurs. C’est reculer pour mieux sauter !

    Répondre

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