La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance a annoncé, mardi 2 juin 2026, une grève générale prévue les 23, 24 et 25 juin, ravivant les tensions autour des négociations sociales en cours.
Cette décision a été annoncée par le secrétaire général de la Fédération, Sami Salhi, lors d’une conférence de presse tenue dans la matinée de mardi. Il y a appelé à la reprise immédiate du dialogue social et à la conclusion d’un accord sur les augmentations salariales au titre de l’année 2025.
La Fédération a justifié cette mobilisation par ce qu’elle considère comme une rupture unilatérale des négociations par le Conseil bancaire et financier ainsi que par la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance, estimant que cette suspension constitue une violation des dispositions légales et des engagements prévus par la convention sectorielle en vigueur.
Le syndicat a dénoncé également l’absence d’entente sur les revalorisations salariales au profit des employés des banques, des assurances et des établissements financiers, ce qui alimente, selon lui, un climat de crispation sociale croissante.
Le secteur avait déjà connu, en novembre 2025, un mouvement de grève générale de deux jours, consécutif à l’échec des négociations salariales entre les organisations syndicales et les représentants patronaux. Depuis, malgré plusieurs tentatives de reprise des discussions, aucune issue consensuelle durable n’a permis de désamorcer la crise.
Selon les organisations syndicales, les dernières propositions avancées par les parties patronales — comprises entre 70 et 100 dinars d’augmentation mensuelle — demeurent largement en deçà des attentes des salariés, notamment au regard des performances enregistrées par le secteur bancaire ces dernières années.
Les données financières 2025 viennent, selon les syndicats, renforcer la légitimité de leurs revendications. Plusieurs établissements majeurs ont en effet affiché des résultats particulièrement solides.
N.J










