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Ebola en RDC : plus de 320 cas confirmés, l’OMS alerte sur une épidémie potentiellement plus vaste

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Par Nadya Jennene

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, mardi 2 juin 2026, que 321 cas confirmés d’Ebola avaient été recensés en République démocratique du Congo (RDC), auxquels s’ajoutent 116 cas suspects. L’organisation a fait également état de 48 décès et de six guérisons enregistrées dans le pays depuis le début de l’épidémie.

    Cette actualisation marque une baisse importante du nombre de cas suspects par rapport aux précédents bilans, plusieurs centaines de signalements ayant finalement été écartés après des analyses en laboratoire.

    L’OMS a toutefois exprimé de vives inquiétudes quant à l’ampleur réelle de l’épidémie, notant que le nombre de personnes infectées pourrait être largement supérieur aux cas actuellement détectés, en raison de nombreuses zones encore difficiles d’accès et d’importantes lacunes dans la surveillance sanitaire.

    L’épidémie a été signalée pour la première fois à la mi-mai dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC. Au 16 mai, huit cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects et 80 décès suspects avaient déjà été recensés dans plusieurs zones de santé, notamment Bunia, Rwampara et Mongbwalu. Des grappes inhabituelles de décès communautaires présentant des symptômes compatibles avec la maladie avaient alors été signalées.

    Les autorités sanitaires ont également rapporté plusieurs décès parmi des professionnels de santé, faisant craindre une transmission au sein même des structures médicales et révélant des insuffisances dans les mesures de prévention et de contrôle des infections.

    L’inquiétude de la communauté internationale s’est accentuée lorsque l’épidémie a franchi les frontières de la RDC. Selon l’OMS, l’Ouganda a enregistré neuf cas confirmés, dont un décès. Les premiers cas avaient été détectés à Kampala les 15 et 16 mai chez des voyageurs en provenance de la RDC, confirmant le risque de propagation régionale.

    Les pays voisins sont désormais considérés comme particulièrement exposés en raison de l’intensité des échanges commerciaux, des déplacements transfrontaliers et de la forte mobilité des populations.

    La souche virale actuellement identifiée ne dispose ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé, contrairement à certaines autres formes du virus Ebola. 

    N.J 

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