Face à la prolifération d’insectes observée ces derniers jours dans plusieurs localités du gouvernorat de Bizerte, les autorités ont lancé, dans la soirée du mardi 2 juin 2026, des campagnes de nébulisation thermique nocturne à Menzel Bourguiba afin de limiter leur propagation.
Dans une publication diffusée mardi soir, les services concernés ont annoncé le démarrage de ces opérations de traitement nocturne, menées à l’aide de techniques de pulvérisation thermique ciblant les zones les plus touchées par le phénomène.
Cette intervention intervient alors que de nombreux habitants de Tinja, Menzel Bourguiba, Mateur et d’autres localités de la région se plaignent depuis plusieurs jours de la présence massive d’insectes ressemblant à des moustiques.
Dans un communiqué publié mardi 2 juin 2026, la direction régionale de la santé de Bizerte a précisé qu’il s’agissait de chironomidés. Ces insectes, souvent confondus avec les moustiques en raison de leur apparence, ne piquent pas, ne transmettent aucune maladie et ne présentent aucun danger pour la santé humaine. Les autorités sanitaires les considèrent néanmoins comme des insectes nuisibles en raison des désagréments importants qu’ils occasionnent.
Selon les services de santé, plusieurs actions ont été engagées aux niveaux régional et local afin de contenir leur prolifération.
Intervenant le même jour sur Jawhara FM, la députée Mejdouline Ouerghi a estimé que cette situation aurait pu être anticipée. Elle a rappelé que plusieurs associations actives dans les domaines de la santé et de l’environnement avaient alerté, depuis plusieurs mois, sur les conséquences des fortes précipitations enregistrées cette année et sur la multiplication des zones d’eaux stagnantes favorables à la reproduction de ces insectes.
L’élue a également mis en cause des problèmes structurels liés à l’absence de séparation entre les réseaux d’eaux pluviales et d’assainissement dans plusieurs zones. Elle a par ailleurs critiqué l’efficacité de certaines campagnes de lutte menées ces derniers mois, estimant qu’elles n’avaient pas suffisamment ciblé les principaux foyers de prolifération situés notamment aux abords du lac Ichkeul, dans la région d’El Azib ainsi que dans plusieurs zones marécageuses de Mateur et de Menzel Bourguiba.
Mejdouline Ouerghi a enfin appelé à une mobilisation coordonnée des ministères de l’Environnement, de la Santé et de l’Agriculture afin de faire face à un phénomène qu’elle juge dépasser les capacités d’intervention des seules collectivités locales.
M.B.Z












