Le député Hassen Jarboui a annoncé jeudi 4 juin 2026, via une publication sur les réseaux sociaux, sa démission de la présidence de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de l’eau à l’Assemblée des représentants du peuple. Il a évoqué de profonds blocages administratifs et politiques ayant, selon lui, entravé toute dynamique de réforme du secteur.
Dans sa déclaration, l’élu a exprimé ses regrets envers ses collègues ainsi qu’à l’égard des acteurs du secteur agricole, notamment les agriculteurs qui avaient placé des attentes dans son mandat à la tête de cette commission stratégique.
Il a affirmé avoir abordé cette fonction comme une mission de travail et de réforme, fondée sur l’élaboration de propositions législatives et le renforcement du contrôle parlementaire, avec l’ambition de répondre aux difficultés structurelles du secteur agricole et aux enjeux liés à la sécurité alimentaire.
Cependant, selon lui, les efforts entrepris se sont heurtés à de multiples obstacles qu’il a qualifié de rigidités administratives, de lourdeurs bureaucratiques et de résistances internes au changement.
Il a dénoncé un environnement institutionnel marqué, d’après ses termes, par des logiques de blocage et des rivalités qui auraient freiné les initiatives de réforme.
Le député a avancé que plusieurs dossiers prioritaires touchant directement les agriculteurs avaient été ouverts, accompagnés de propositions concrètes et d’auditions des acteurs concernés, sans toutefois aboutir à des résultats tangibles en raison, selon lui, de freins persistants.
Estimant que les conditions nécessaires à une action efficace ne sont plus réunies, il a justifié sa décision par son refus de cautionner une situation d’immobilisme ou de donner l’image d’un processus de réforme qui n’aurait pas les moyens réels de sa mise en œuvre.
Hassen Jarboui a enfin affirmé maintenir son engagement en faveur du secteur agricole et des agriculteurs, promettant de poursuivre, depuis toute position politique qu’il occupera, son plaidoyer pour des réformes qu’il juge indispensables à la modernisation du secteur et à la garantie de la sécurité alimentaire du pays.


N.J










