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Baccalauréat : un surveillant poursuivi après avoir signalé une fraude, la Fédération de l’enseignement dénonce des accusations mensongères

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Par Nadya Jennene

    La secrétaire générale de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Jouda Dahmane, est revenue, vendredi 5 juin 2026, sur l’affaire d’un enseignant poursuivi en justice après avoir signalé un cas de fraude lors des épreuves du baccalauréat. 

    Intervenant sur Jawhara FM, elle a vivement contesté les accusations portées contre l’enseignant et a dénoncé les insuffisances du dispositif de contrôle mis en place durant la session d’examen.

    Selon ses déclarations, l’enseignant concerné assurait la surveillance d’une épreuve lorsqu’il a constaté qu’une candidate utilisait des moyens illicites. Il aurait alors immédiatement signalé les faits à l’administration du centre d’examen d’Om Laarayes. La candidate a ensuite été interpellée et aurait été trouvée en possession d’un dispositif électronique destiné à faciliter la fraude.

    L’affaire a toutefois pris une autre tournure lors de l’enquête. D’après Jouda Dahmane, le père de l’élève a accusé l’enseignant d’être impliqué dans l’opération, affirmant que ce dernier aurait dénoncé sa fille parce qu’il n’aurait pas reçu la somme qui lui aurait été promise dans le cadre d’un arrangement prétendument préparé à l’avance.

    La responsable syndicale a confirmé que l’enseignant fait actuellement l’objet d’une procédure judiciaire en comparution immédiate. Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme des accusations infondées visant un agent ayant accompli son devoir, estimant que l’administration éducative devrait apporter son soutien aux surveillants confrontés à ce type de situation et tenir compte des responsabilités qui leur incombent dans la préservation de l’intégrité des examens nationaux.

    Jouda Dahmane a également tenu à rappeler que les enseignants chargés de la surveillance ne choisissent ni les établissements ni les salles où ils sont affectés. Les plannings, a-t-elle précisé, sont établis et modifiés quotidiennement par les commissariats régionaux de l’éducation, ce qui rend, selon elle, peu crédibles les soupçons d’une collusion préalable avec des candidats.

    La responsable syndicale a, par ailleurs, critiqué ce qu’elle qualifie d’insuffisance des mesures de contrôle déployées pour lutter contre la fraude, estimant que la réalité observée sur le terrain contraste avec les assurances données récemment par le ministre de l’Éducation quant à l’efficacité du dispositif de sécurisation des examens.

    N.J

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