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Migrante agressée sexuellement : la vidéo est authentique

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    Une vidéo particulièrement choquante a suscité une vive polémique en Tunisie ces derniers jours. Les images montrent un groupe d’hommes faisant irruption dans un logement occupé par des migrants subsahariens. On y voit plusieurs personnes visiblement terrifiées, tandis qu’une femme enceinte, partiellement dénudée et en état de détresse, supplie ses agresseurs. D’autres migrants apparaissent sous le choc, incapables de réagir face à la scène. Pendant que les images sont filmées, plusieurs individus rient, profèrent des insultes et lancent des injonctions telles que « faites-les sortir ».

    La diffusion de cette vidéo a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont dénoncé des actes humiliants et dégradants à l’encontre de personnes migrantes. En parallèle, plusieurs publications ont tenté de discréditer la vidéo en affirmant qu’elle aurait été fabriquée dans le but de nuire à l’image de la Tunisie. Selon ces publications, les images auraient été tournées au Soudan et un enregistrement sonore en dialecte tunisien aurait été ajouté ultérieurement afin de faire croire que les faits se sont produits en Tunisie.

    Pour étayer cette thèse, certains internautes ont partagé une capture d’écran d’un résultat de recherche indiquant que la vidéo correspondrait à un contenu intitulé « Tamboul Tembelet Belil », présenté comme une vidéo humoristique tournée dans la région de Tamboul, dans l’État d’Al Jazirah au Soudan. Les publications concluent ainsi que l’affaire serait entièrement montée de toutes pièces et qu’il s’agirait d’une campagne visant à semer la discorde et à ternir l’image du pays.

    Face à ces affirmations, nous avons procédé à une vérification minutieuse de la vidéo, image par image et séquence par séquence, en analysant à la fois les éléments visuels et la bande sonore.

    Première constatation : rien ne permet d’affirmer que le son a été ajouté artificiellement. Au contraire, plusieurs séquences montrent une correspondance claire entre les mouvements des personnes filmées et les paroles entendues. L’un des individus qui s’exprime en dialecte tunisien apparaît à l’image au moment où sa voix est audible. Les mouvements de sa bouche sont cohérents avec les propos entendus. Aucun décalage, aucune rupture sonore ou anomalie technique ne permet de conclure à un montage audio.

    Deuxième constatation : les éléments visuels observables dans la vidéo contredisent fortement la description diffusée par ceux qui prétendent qu’il s’agirait d’une scène humoristique ou festive. Les images montrent une femme en pleurs, visiblement en état de choc. Elle tente de se couvrir tout en suppliant les personnes présentes. Plusieurs migrants apparaissent terrorisés et désorientés. À un moment de la vidéo, l’un des individus présents mentionne explicitement que la femme est enceinte. L’ensemble de la scène est marqué par la peur, la détresse et l’humiliation. Rien dans ces images ne correspond à une situation festive, humoristique ou à une mise en scène destinée au divertissement.

    Nous avons également vérifié l’origine de l’expression « Tamboul Tembelet Belil » utilisée comme principal argument par ceux qui soutiennent la thèse de la manipulation. Nos recherches montrent effectivement qu’il existe des vidéos circulant sous cette appellation sur les réseaux sociaux soudanais. Ces contenus relèvent généralement du registre humoristique ou de tendances virales locales. Cependant, après comparaison des séquences, des personnages, du contexte et des images, il apparaît clairement que ces vidéos ne correspondent pas à celle qui a circulé en Tunisie. Les scènes sont différentes, les protagonistes ne sont pas les mêmes et les situations représentées n’ont aucun rapport entre elles.

    Autrement dit, le fait qu’une recherche renvoie vers des contenus humoristiques portant un titre similaire ne constitue en aucun cas une preuve que la vidéo diffusée en Tunisie est fausse. La capture d’écran utilisée par certains internautes repose sur une confusion entre deux contenus distincts.

    Notre vérification permet donc d’écarter l’affirmation selon laquelle la vidéo aurait été fabriquée par ajout d’une bande sonore tunisienne sur des images tournées au Soudan. Les éléments observables indiquent que les images et le son sont cohérents entre eux et qu’il s’agit d’une scène réelle filmée au moment des faits. En revanche, les informations disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude la date exacte ni le lieu précis où la vidéo a été enregistrée.

    Cette tentative de remise en cause de l’authenticité des images intervient dans un contexte marqué par une forte polarisation du débat public autour des migrants subsahariens en Tunisie. Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont le théâtre d’une intense circulation de rumeurs, de contenus trompeurs et de discours hostiles visant les personnes migrantes. Dans ce climat, chaque image ou vidéo devient un terrain d’affrontement entre récits contradictoires, certains cherchant à dénoncer des abus, d’autres à nier ou minimiser des faits pourtant visibles.

    Au terme de notre vérification, aucune preuve crédible ne permet de soutenir que la vidéo est un montage ou une fabrication. Les arguments avancés pour discréditer les images reposent sur une interprétation erronée de résultats de recherche et sur une confusion avec une autre vidéo sans lien avec les faits. Si plusieurs zones d’ombre demeurent quant aux circonstances exactes de l’enregistrement, rien ne permet aujourd’hui de conclure que cette vidéo a été falsifiée. Les images montrent bien une scène de violence et d’humiliation impliquant des migrants subsahariens, filmée et commentée par des personnes s’exprimant en dialecte tunisien.

    R.A.

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    Commentaire

    1. Le racisme est un crime. Point.

      Répondre
      5 juin 2026 | 13h12

      Pas un point de vue.

      Presque chaque famille de ce pays (qui doit historiquementbbeaucoup à l immigration phénycienne, andalouse et autres) compte des membres à l’étranger, dont beaucoup vivent dans une situation financière et juridique précaire.

      Et si d’autres là-bas les traitaient ainsi simplement parce qu’ils étaient des étrangers bloqués sur place ?

      Quand bien même AfriK Agenda 2063.
      Quand bien même Zagafoun Dernier Qaramita.
      Quand bien même Kaissoun Hourass el touliane.
      Quand bien même régime larbin consentant à vEUle externalisation des frontières.

      Quand bien même régime pompe à freaKS
      Des kémytho-afrocentrés aux miliciens bullChiités sans vis(as)à vis.

      Pas de cette manière.

      Les vEUles vélléités externalisatrises Qômbinés Velayités peuplicidaires prendront fin consciemment et pacifiquement très prochainement par tout un peuple, de lui même, par lui même et pour lui même.

      Complexe crise migratoire y compris.

      « Bidoun ghadra. »
      https://m.youtube.com/shorts/8FKATU7TI_0

      « Yabta chweya » machrou3Kôm, ya Khawana 😉

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