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Moucherons : des contraintes techniques freinent les interventions à Sebkhet Sijoumi et Sebkhet Ariana

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Par Myriam Ben Zineb

    Les autorités poursuivent leurs préparatifs pour lutter contre les moustiques avant même le début de leur saison de prolifération. Mais l’insecte qui envahit actuellement plusieurs régions du nord du pays est d’une autre nature, a indiqué le ministre de l’Environnement, Habib Abid, précisant qu’il s’agissait de moucherons dont la présence inhabituelle serait favorisée par les changements climatiques et les températures élevées enregistrées ces derniers mois.

    Le ministre a tenu à rassurer quant à leur impact sanitaire, soulignant que ces insectes ne sont pas dangereux, même s’ils provoquent d’importantes nuisances pour les habitants des zones touchées.

    Les pluies compliquent les opérations

    Habib Abid a expliqué que les campagnes de traitement se poursuivent à l’intérieur des quartiers résidentiels. En revanche, les interventions au niveau de Sebkhet Sijoumi et de Sebkhet Ariana se heurtent à des contraintes techniques liées à la hausse du niveau des eaux.

    Selon lui, les produits utilisés ne peuvent être appliqués efficacement que lorsque la profondeur de l’eau est inférieure à quarante centimètres. Or, les récentes précipitations ont considérablement augmenté le volume d’eau dans les deux sebkhas, rendant les opérations plus difficiles.

    Le ministère a engagé depuis plus de deux mois des opérations de pompage afin d’abaisser le niveau des eaux. Cependant, les épisodes pluvieux successifs ont réduit l’efficacité de ces efforts, les sebkhas se remplissant à nouveau après chaque intervention.

    Le recours aux avions écarté

    Répondant aux questions concernant l’absence de traitements aériens, le ministre a indiqué que cette option n’était pas privilégiée. Il a précisé que certaines interventions ont été réalisées à l’aide de petites embarcations équipées de pompes, notamment avec l’appui de la protection civile.

    Selon Habib Abid, l’épandage aérien nécessite davantage de produits, engendre des coûts plus élevés et peut avoir des répercussions sur la biodiversité des zones humides concernées.

    Le ministre a assuré que les services compétents poursuivent leurs efforts pour contenir la prolifération des moucherons et des moustiques tout en préservant l’équilibre écologique des sebkhas.

    M.B.Z

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