La situation de la sécurité routière en Tunisie demeure préoccupante. Depuis le début de l’année 2026, quelque 2.500 accidents de la circulation ont été enregistrés, causant plus de 520 décès et près de 2.400 blessés, selon les chiffres avancés dimanche par Bilal Ounifi.
Ces déclarations ont été faites en marge d’une session de formation consacrée à la sécurité routière, organisée à Mahdia à l’occasion du lancement du programme national « Vacances sûres 2026 ».
Des chiffres alarmants qui appellent à de nouvelles mesures
Face à ce bilan jugé inquiétant, le président de l’Association tunisienne de la sécurité routière a plaidé pour un renforcement des mécanismes de contrôle et de répression des infractions.
Il a notamment appelé à accélérer la mise en place de systèmes de surveillance automatisés et intelligents permettant de constater les infractions au Code de la route, tout en soulignant la nécessité de réviser la législation en vigueur afin de mieux répondre aux défis actuels de la circulation routière.
Selon lui, les outils technologiques peuvent contribuer à améliorer l’efficacité du contrôle routier et à renforcer le respect des règles de circulation.
Les conducteurs de deux-roues particulièrement touchés
Bilal Ounifi a également attiré l’attention sur la forte vulnérabilité des conducteurs de motos dans les statistiques des accidents.
D’après les données présentées, plus de 30 % des victimes de la route sont des usagers de deux-roues motorisés, tandis que les jeunes représentent 52 % de l’ensemble des victimes.
Face à cette situation, il a plaidé pour une réforme globale du secteur des motos, notamment à travers la généralisation de l’immatriculation des véhicules et l’application effective de l’obligation d’assurance.
Vers un contrôle automatisé du port du casque
Le responsable a également défendu le recours aux dispositifs de contrôle intelligents pour faire respecter le port obligatoire du casque chez les motocyclistes.
Une telle mesure pourrait, selon lui, contribuer à réduire significativement la gravité des accidents et le nombre de victimes, les traumatismes crâniens figurant parmi les principales causes de décès et de blessures graves lors des accidents impliquant des motos.
Une formation au service de la prévention
La session de formation organisée à Mahdia se déroule sur deux jours et est assurée par des experts de l’Association tunisienne de la sécurité routière.
Elle s’adresse à plusieurs institutions et organismes publics intervenant dans les domaines du transport et de la circulation routière. L’objectif est de renforcer les compétences des ressources humaines concernées et de promouvoir les principes de la sécurité routière, particulièrement à l’approche de la saison estivale, période traditionnellement marquée par une hausse du trafic et des accidents sur les routes tunisiennes.
S.H











Commentaire
zaghouan2040
La Tunisie vient recemment d’être classée le 4eme pays le plus dangereux au monde en matière de conduite routière
Il y a un problème de fond
Ce problème est essentiellement d’ordre psychosocial
C’est un tabou parmi d’autres au sein de cette société radicalement aliénée par l’explosion des mentalités bédouines et l’absence de respect et de civisme
A cela s’ajoute l’absence d’un État de Droit
Au final mêmes causes mêmes effets : naufrage intégral de la civilité du savoir vivre et des institutions