La chambre pénale spécialisée dans les crimes terroristes près la Cour d’appel de Tunis a rendu, à l’aube du mardi 9 juin 2026, son verdict dans l’affaire de l’évasion de cinq détenus terroristes de la prison civile de la Mornaguia.
Confirmation des lourdes peines contre les fugitifs
La juridiction a confirmé le jugement de première instance, tant sur la qualification des faits que sur les peines prononcées, à l’encontre des cinq principaux accusés : Ahmed Melki, dit « Somali », Ameur Balaâzi, Raed Touati, Alaa Ghazouani et Nader Ghanmi.
Les cinq hommes ont ainsi été condamnés à 38 ans de prison chacun dans cette affaire connue sous le nom de dossier de l’évasion de la prison de Mornaguia.
Acquittement de quatre agents pénitentiaires
La Cour d’appel a en revanche infirmé le jugement rendu en première instance à l’encontre de quatre agents de l’administration pénitentiaire.
Statuant à nouveau sur leur cas, elle a prononcé un non-lieu en leur faveur.
Peines avec sursis pour huit accusés
La chambre a également confirmé la culpabilité de huit autres accusés. Les faits retenus à leur encontre ont été requalifiés en négligence d’un agent public chargé de la garde d’un détenu évadé après son arrestation dans le cadre d’une autre affaire.
Chacun d’eux a été condamné à deux ans de prison avec sursis et mis en garde contre toute récidive pendant le délai légal.
Révision de plusieurs condamnations
La juridiction a par ailleurs alourdi la peine prononcée contre deux accusés, la portant à sept ans de prison.
Elle a également requalifié les faits reprochés à sept autres prévenus en complicité de la part d’un agent chargé de la garde d’un détenu évadé et fixé leur peine à sept années d’emprisonnement.
Une affaire qui remonte à octobre 2023
Les faits remontent au 31 octobre 2023, lorsque cinq détenus considérés comme particulièrement dangereux s’étaient évadés de la prison civile de Mornaguia.
Quatre d’entre eux avaient été arrêtés le 7 novembre 2023 dans la zone montagneuse de Boukornine, dans le gouvernorat de Ben Arous, tandis que le cinquième avait été interpellé deux jours plus tôt à Cité Ettadhamen, dans le gouvernorat de l’Ariana.
L’enquête ouverte à la suite de cette évasion avait conduit à des poursuites visant plusieurs agents et responsables de l’administration pénitentiaire soupçonnés de manquements ou de complicités dans cette affaire.
M.B.Z











