La session principale du baccalauréat 2026 vient de s’achever. À cette occasion, le ministère de l’Éducation a dressé un premier bilan du déroulement des épreuves. Invité sur les ondes de Mosaïque FM, le directeur général des examens au ministère de l’Éducation, Mohamed Mili, est revenu en détail sur les dispositifs mis en place pour sécuriser les épreuves, prévenir la fraude et préserver l’égalité des chances entre les candidats.
Le responsable a salué le travail des équipes de surveillance et des enseignants mobilisés dans les centres d’examen, qualifiant leur rôle de « fondamental » dans la sécurisation des épreuves.
Il a également rappelé que l’édition 2026 du baccalauréat avait été marquée par un dispositif renforcé de lutte contre la fraude. Des outils technologiques plus avancés ont été introduits cette année, bien que certains dysfonctionnements aient été signalés, notamment sur certaines applications, ce que le ministère attribue à des mesures de protection contre les tentatives de contournement.
Revenant sur les résultats de la lutte contre la fraude à l’issue de la session principale, il a avancé que 955 cas de triche avaient été recensés dans les centres d’examen. Un chiffre en nette hausse par rapport à l’année précédente, où environ 580 cas avaient été enregistrés.
Le responsable a toutefois tenu à replacer ces chiffres dans le contexte global : plus de 156.000 candidats participent aux épreuves du baccalauréat, mobilisant des dizaines de milliers d’agents, d’enseignants et de cadres administratifs, ainsi qu’une logistique lourde impliquant le transport et la distribution de millions de copies d’examen à travers le pays.
Interrogé sur une polémique liée à la diffusion sur les réseaux sociaux d’un sujet présenté comme celui de l’épreuve de philosophie 2026, il a avancé un démenti catégorique. Après vérification, il s’est avéré que le document en question correspondait à une épreuve du baccalauréat 2022 de la section Lettres, ayant fait l’objet d’une manipulation visant à le faire passer pour un sujet récent.
Le responsable a enfin insisté sur la nécessité de préserver la crédibilité du baccalauréat tunisien, considéré comme un diplôme de référence et un symbole de mérite.
N.J










