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L’Observatoire pour la défense du caractère civil de l’État critique l’incertitude autour de la date du Nouvel An de l’Hégire

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Par Sarra Hlaoui

    L’Observatoire national pour la défense du caractère civil de l’État (ONDCE) a vivement critiqué, dimanche 14 juin 2026, la méthode retenue par les autorités tunisiennes pour fixer la date du Nouvel An de l’Hégire, estimant que les citoyens ne devraient plus attendre le dernier moment pour connaître les dates de leurs jours fériés.

    Cette réaction intervient au lendemain d’un communiqué de la présidence du gouvernement annonçant que les agents de l’État bénéficieront d’un jour de congé à l’occasion du 1er Mouharram 1448, lequel tombera soit le mardi 16 juin, soit le mercredi 17 juin 2026, en fonction de l’observation du croissant lunaire et de l’annonce officielle du mufti de la République.

    Un retour sur l’histoire de la détermination des fêtes

    Dans son communiqué, l’ONDCE rappelle que la Tunisie avait officiellement adopté les calculs astronomiques dès les années 1970, conformément à l’accord d’Istanbul, permettant aux élèves, aux fonctionnaires et aux citoyens de connaître avec précision, dès le début de chaque année, les dates des fêtes liées au calendrier lunaire.

    Selon l’Observatoire, cette pratique aurait été abandonnée à la fin des années 1980 sous la présidence de Zine El Abidine Ben Ali, dans un contexte qu’il qualifie de « considérations politiques », visant, selon lui, à répondre aux revendications des mouvements islamistes de l’époque.

    Plaidoyer pour le calcul astronomique

    L’Observatoire estime que les progrès des sciences astronomiques rendent aujourd’hui l’observation visuelle du croissant lunaire « sans utilité », les débuts des mois lunaires pouvant être déterminés avec précision plusieurs années à l’avance.

    Il considère également que l’intervention du mufti pour annoncer l’entrée des mois lunaires, à l’exception du mois de Ramadan, n’a pas de fondement religieux. Selon l’ONDCE, les prescriptions religieuses relatives à l’observation concernent le jeûne du Ramadan et ne s’appliquent pas aux autres mois du calendrier hégirien.

    Un appel à mettre fin à l’incertitude

    En conclusion, l’Observatoire appelle à abandonner le recours à l’observation lunaire pour fixer les dates des fêtes liées aux mois lunaires et à revenir à un système fondé sur le calcul astronomique.

    L’organisation estime que maintenir les citoyens dans l’incertitude jusqu’à la veille des jours fériés n’est « pas digne d’un État civilisé en 2026 », plaidant pour une planification anticipée des fêtes officielles et une meilleure prévisibilité du calendrier national.

    S.H

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    Commentaire

    1. Tunisino

      Répondre
      14 juin 2026 | 11h12

      n’est pas digne d’un État civilisé en 2026: C’est une position idéologique qui dure, les bêtes laiques et communistes n’ont jamais compris que combattre la culture du pays ne conduit qu’à renforcer les islamistes et faire fuir les tunisiens. La Tunisie ne deviendra jamais un pays avancé sans transformer sa culture en un moteur de développement. L’Islam se confirme par les sciences, tout est à considérer ainsi, sauf que les littéraires et les illettrés politisés sont des nuls, toute idéologie confondue.

    Répondre

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