La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans une affaire impliquant plusieurs responsables et membres du mouvement Ennahdha à Béja, poursuivis notamment pour des faits liés à l’incitation via les réseaux sociaux.
La Cour a confirmé le jugement de première instance prononcé à l’encontre du secrétaire général régional d’Ennahdha à Béja, tout en réduisant sa peine de dix à quatre ans de prison.
Dans la même affaire, la juridiction a condamné Abdel Fattah Taghouti, dirigeant du mouvement, à dix ans de prison avec exécution immédiate. Elle a également prononcé des peines de dix ans d’emprisonnement à l’encontre de trois autres accusés, dont des membres du bureau régional d’Ennahdha à Béja.
Par ailleurs, la Cour a décidé de ne pas poursuivre trois prévenus et a condamné une accusée à deux ans de prison.
Des peines revues en appel
En première instance, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis avait condamné le secrétaire général régional d’Ennahdha à Béja à dix ans de prison, un médecin résident à Djerba à douze ans de prison, ainsi que plusieurs autres prévenus à dix ans d’emprisonnement.
L’affaire porte sur des accusations d’atteinte à autrui via les réseaux sociaux et d’incitation.
Le tribunal de première instance avait également prononcé un non-lieu au profit de trois accusés poursuivis en état de liberté, tout en condamnant un autre prévenu, également poursuivi en liberté, à dix ans de prison. En appel, certaines peines ont été révisées, notamment celle du responsable régional d’Ennahdha, tandis que d’autres condamnations ont été confirmées.
S.H











