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Baccalauréat 2026 : pour Nesrine Ben Belgacem, les résultats reflètent les inégalités sociales et territoriales

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Par Imen Nouira

    La sociologue et démographe Nesrine Ben Belgacem estime que les résultats du baccalauréat 2026 ne peuvent plus être analysés uniquement à travers le travail individuel des élèves. Intervenant lundi 22 juin 2026 au micro de Wassim Ben Larbi dans l’émission Expresso sur Express FM, elle considère que les écarts observés entre les régions traduisent avant tout des disparités économiques, sociales et éducatives profondément ancrées. Selon elle, le baccalauréat est devenu un révélateur des inégalités qui traversent la société tunisienne.

    Alors que les résultats de la session principale du baccalauréat 2026 ont fait apparaître de fortes disparités entre les sections et les régions, Nesrine Ben Belgacem estime que ces écarts ne relèvent pas du hasard. Pour elle, le baccalauréat demeure un événement social majeur en Tunisie, mais il est désormais influencé par des facteurs qui dépassent largement les capacités individuelles des candidats.

    La sociologue rappelle que le taux de réussite national s’est établi à 35,67%, avec 55.259 admis sur 154.928 candidats présents. Comme chaque année, certaines régions se distinguent par leurs performances tandis que d’autres restent en retrait, un phénomène qu’elle juge révélateur de déséquilibres structurels persistants.

    Un examen de plus en plus dépendant de l’environnement social

    Selon Nesrine Ben Belgacem, le baccalauréat n’est plus uniquement lié au travail fourni en classe ou à l’effort personnel de l’élève.

    « Aujourd’hui, le baccalauréat ne dépend plus seulement de l’élève. Il est étroitement lié à sa situation sociale, économique et géographique », affirme-t-elle.

    Elle explique que la préparation à l’examen s’est progressivement déplacée en dehors de l’école. Cours particuliers, séances de soutien, plateformes en ligne, ouvrages complémentaires et ressources pédagogiques privées sont devenus, selon elle, des éléments importants dans la réussite scolaire.

    Or, toutes les familles ne disposent pas des mêmes moyens pour financer ces outils. Cette situation crée, d’après elle, une inégalité croissante entre les élèves.

    « Toutes les familles ne peuvent pas offrir les mêmes conditions de préparation à leurs enfants. Cela crée une véritable fracture entre les élèves », souligne-t-elle.

    La sociologue souligne également que la préparation au baccalauréat représente désormais un véritable investissement pour de nombreuses familles. Entre les cours de soutien, les séances de révision, les ressources numériques et les ouvrages complémentaires, certaines consacrent un budget spécifique à cette échéance scolaire. Selon elle, cette évolution accentue davantage les écarts entre les élèves issus de milieux favorisés et ceux dont les familles disposent de moyens plus limités.

    La sociologue insiste également sur les disparités existantes entre les établissements scolaires et les régions. Elle évoque les difficultés liées aux infrastructures, aux moyens pédagogiques, au transport scolaire ou encore à l’éloignement géographique dans certaines zones de l’intérieur du pays.

    Pour elle, ces contraintes influencent directement les conditions d’apprentissage et, à terme, les résultats obtenus au baccalauréat.

    Des écarts régionaux qui se reproduisent chaque année

    Nesrine Ben Belgacem relève que la hiérarchie entre les gouvernorats semble peu évoluer d’une année à l’autre.

    « Chaque année, nous retrouvons pratiquement les mêmes régions en tête du classement et les mêmes dans les dernières positions », observe-t-elle.

    Cette stabilité des résultats constitue, selon elle, un indice supplémentaire de l’existence d’inégalités structurelles. Si les performances étaient uniquement liées aux capacités individuelles des élèves, les classements régionaux devraient connaître davantage de variations d’une année à l’autre.

    Pour la sociologue, les résultats du baccalauréat confirment ainsi les écarts de développement déjà visibles dans d’autres domaines, qu’ils soient économiques, sociaux ou éducatifs.

    Le recul de l’attractivité de la filière mathématiques

    Interrogée sur les résultats par section, Nesrine Ben Belgacem s’est également arrêtée sur le cas des mathématiques, qui affichent pourtant le meilleur taux de réussite national avec 79,41%.

    Elle constate néanmoins une baisse de l’attractivité de cette filière auprès des élèves.

    Selon elle, les nouvelles générations entretiennent un rapport différent aux études et aux choix d’orientation. La difficulté perçue des mathématiques, associée à la pression des examens et aux exigences de la filière, pousse de nombreux élèves à privilégier des parcours jugés moins contraignants.

    « Les élèves recherchent davantage des parcours qu’ils considèrent accessibles et compatibles avec leur équilibre personnel », estime-t-elle.

    Nesrine Ben Belgacem estime également que la difficulté croissante perçue des épreuves de mathématiques contribue à détourner les élèves de cette section. Elle considère que les examens suscitent une forme d’appréhension chez de nombreux candidats et que cette perception influence les choix d’orientation dès les premières années du secondaire. Selon elle, cette situation explique en partie la baisse progressive de l’attractivité d’une filière qui occupait autrefois une place centrale dans les parcours d’excellence.

    Elle considère également que la multiplication des situations de stress, des difficultés psychologiques et de la pression scolaire conduit certaines familles à encourager leurs enfants vers des filières perçues comme moins risquées.

    Sfax, un modèle fondé sur une culture de la réussite scolaire

    Évoquant les régions qui occupent régulièrement les premières places dans les résultats du baccalauréat, la sociologue cite notamment Sfax, souvent présente parmi les gouvernorats les plus performants.

    Elle attribue ces résultats à plusieurs facteurs liés à l’environnement familial, social et éducatif.

    « Il existe dans certaines régions une culture du travail et de la compétition scolaire qui favorise la réussite », explique-t-elle.

    Selon elle, les familles, les établissements scolaires et l’ensemble de l’environnement social contribuent à entretenir une dynamique favorable à la performance académique. Cette mobilisation collective permettrait de maintenir, année après année, un niveau élevé de résultats.

    Elle estime toutefois que cette situation renforce également les écarts entre les régions les mieux dotées et celles qui disposent de moins de ressources.

    Un même programme, mais des conditions d’apprentissage inégales

    Face à ceux qui rappellent que tous les élèves suivent le même programme officiel, Nesrine Ben Belgacem répond que l’égalité formelle des contenus ne garantit pas l’égalité réelle des chances.

    Elle reconnaît que les programmes scolaires sont identiques sur l’ensemble du territoire, mais souligne que les conditions d’apprentissage diffèrent considérablement d’une région à l’autre.

    « Les élèves suivent le même programme, mais ils ne bénéficient pas tous des mêmes ressources, des mêmes infrastructures ni des mêmes opportunités », affirme-t-elle.

    Selon elle, les différences se situent désormais principalement en dehors de la salle de classe, dans l’accès aux cours de soutien, aux ressources numériques, aux ouvrages complémentaires et à l’accompagnement familial.

    Une session marquée par de fortes disparités

    La session principale du baccalauréat 2026 s’est soldée par un taux de réussite national de 35,67%, avec 55.259 admis sur 154.928 candidats présents. Les résultats ont confirmé les écarts importants entre les différentes sections, les Mathématiques enregistrant le meilleur taux de réussite avec 79,41%, loin devant les sections Économie et gestion (26,22%) et Lettres (24,24%). Cette session a également été marquée par la performance exceptionnelle de Yassmine Yaâcoubi, élève au lycée pilote du Kef, qui a obtenu une moyenne de 20,01/20 et s’est classée première au niveau national. Plus de 50.000 candidats ajournés tenteront désormais de décrocher leur diplôme lors de la session de contrôle.

    Un message de confiance aux candidats de la session de contrôle

    À l’approche de la session de contrôle, la sociologue a également adressé un message d’encouragement aux candidats concernés.

    Elle rappelle que cette étape constitue souvent une épreuve psychologique difficile pour des élèves qui doivent rapidement se remettre d’une déception et reprendre leurs révisions.

    « La confiance en soi, la concentration et une préparation intelligente sont essentielles durant cette période », conseille-t-elle.

    Pour elle, la réussite lors de la session de contrôle dépend autant de la gestion du stress que de la maîtrise des connaissances. Elle appelle également les familles à créer un climat serein permettant aux candidats de se préparer dans les meilleures conditions.

    Au-delà des chiffres du baccalauréat 2026, l’analyse de Nesrine Ben Belgacem pose une question plus large : celle de l’égalité des chances dans le système éducatif tunisien. Derrière les taux de réussite et les classements régionaux, la sociologue voit avant tout le reflet des disparités économiques, sociales et territoriales qui continuent de marquer le pays et dont l’école demeure l’un des principaux révélateurs.

    I.N.

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    5 commentaires

    1. jamel.tazarki

      Répondre
      22 juin 2026 | 13h19

      a) La meilleure école / université est le web:
      a1) Internet est la seule chance de démocratiser l’école et l’université en Tunisie : il permet d’accéder au savoir, même sans livres, sans cours particuliers et avec des parents analphabètes. Le Web permet ainsi de faire accéder davantage de jeunes à des niveaux de diplômes élevés, mais surtout de réduire les écarts de réussite et les différences de parcours entre les élèves issus de milieux sociaux différents. Il revient à l’État tunisien de permettre à tous les écoliers et étudiants d’accéder à Internet, tout en leur fournissant au préalable les compétences médiatiques, pédagogiques et techniques nécessaires.

      a2) Grâce à Internet, l’apprentissage est plus accessible que jamais. Que vous souhaitiez acquérir de nouvelles compétences, approfondir vos connaissances ou simplement vous divertir tout en apprenant, le Web regorge de ressources éducatives interactives destinées aux autodidactes.

      a3) Les élèves/étudiants peuvent profiter des innombrables ressources disponibles sur Internet pour apprendre de manière autodidacte. Avec un esprit ouvert et une volonté d’explorer, ils découvriront un monde d’apprentissage sans limites : a) les plateformes d’apprentissage en ligne ; b) les vidéos éducatives sur YouTube ; c) les communautés d’apprentissage en ligne, où ils peuvent interagir avec d’autres passionnés et partager leurs connaissances via les forums de discussion ou des groupes sur les réseaux sociaux…

      a4) Il existe une infinité de ressources, accessibles à tous les niveaux et pour tous les intérêts. L’apprentissage en ligne interactif permet de rendre l’acquisition de connaissances plus engageante et flexible (dans le temps et l’espace) : math, histoire, philo, géographie, physique, chimie, informatique, apprendre une nouvelle langue, design, marketing, sociologie, apprendre à programmer (codage), apprendre la cybersécurité, découvrir l’art et le patrimoine, etc., etc., etc.

      a5) On ne devrait pas interdire à nos enfants l’utilisation du Web, qui est la meilleure source de savoir. La solution est évidente : l’école devrait donner une bonne compétence médiatique à nos enfants pour qu’ils puissent différencier entre les contenus de bonne et de mauvaise qualité, et entre le vrai et le faux.

    2. jamel.tazarki

      Répondre
      22 juin 2026 | 13h18

      b) La nécessité de la compétence médiatique (qui s’apprend à l’école) ;
      – nécessité d’une éducation scolaire aux médias : promotion de la résistance à la désinformation et à la manipulation ;
      – la critique des médias, c’est-à-dire la capacité à utiliser les médias de manière analytique, réflexive et éthique ;
      – Connaissance du système médiatique actuel et de la manière dont les médias et les producteurs de médias travaillent ;
      – La capacité à utiliser les médias pour exercer sa citoyenneté numérique.
      – Savoir utiliser les médias en tant que récepteur, mais aussi de manière interactive (par exemple, en commentant des contenus en ligne, comme sur Business News TN).
      – La compétence médiatique critique est particulièrement importante pour faire face à la désinformation.
      – Posséder des compétences médiatiques signifie être en mesure d’utiliser les médias de manière appropriée et responsable. Pour cela, il faut savoir s’informer et se divertir par les médias en fonction de ses besoins, mais aussi être capable de remettre en question ces mêmes médias ainsi que sa propre consommation. À l’ère d’Internet, les compétences médiatiques englobent non seulement les connaissances techniques relatives à l’utilisation des médias numériques, mais aussi le fait de savoir communiquer ses données personnelles avec prudence, d’examiner les informations avec un regard critique, de respecter les règles de bienséance, y compris sur Internet, et de prendre régulièrement du recul par rapport aux distractions offertes par les médias numériques (voir la définition de « compétences médiatiques » sur le Web).

      c) La pédagogie des médias (les compétences informationnelles) :
      Nous ne pouvons plus nous fier passivement aux règles et normes en vigueur jusqu’à présent dans le paysage médiatique (ceci est valable pour Internet, mais aussi pour la télévision nationale étatique, qui est encore pire). Dans le cadre de la pédagogie des médias, il s’agit également d’aspects tels que le comportement politiquement correct, les valeurs démocratiques fondamentales en général, le pluralisme et la diversité des opinions en particulier, ainsi que la véracité des informations.

      d) – On entend par compétence informationnelle la capacité à sélectionner, évaluer et traiter des informations provenant d’une multitude de sources en ligne. Ces compétences sont devenues un facteur clé de l’ère numérique et sont déterminantes pour la vie autonome de chaque individu, mais aussi pour le fonctionnement d’une société démocratique. Les médias audiovisuels proposent une offre d’informations quasiment illimitée.

    3. jamel.tazarki

      Répondre
      22 juin 2026 | 13h17

      e) Le monde scientifique a besoin de la culture du coopératif et du partage des connaissances à l’échelle planétaire pour évoluer.
      e1) Le monde scientifique s’est déjà adapté à la culture du coopératif et du partage pour le développement de projets technologiques et sociaux. Il s’agit à présent d’aller beaucoup plus loin. Le dialogue et l’interaction sont une nécessité non seulement pour l’évolution de notre société, mais aussi pour celle de toute la planète Terre et de l’humanité en général. Il faut repenser la vie scientifique et sociale à l’échelle internationale, en réseaux interconnectés par les outils de la mobilité, du travail coopératif et du partage des connaissances.
      e2) La solidarité entre scientifiques existe depuis des décennies, indépendamment du monde politique. Il y a quelques temps, j’ai participé à un congrès scientifique sur l’intelligence artificielle à San Servolo, une île de la lagune de Venise où se trouve l’université européenne. Il y avait des scientifiques de toutes les nationalités, solidaires par leur savoir : Arabes, Russes, Chinois, Américains, Israéliens, Européens, etc. Nous nous sommes connus sur le Web, dans un monde numérique, et nous nous sommes rencontrés, après quelques années de communication virtuelle, à San Servolo, à l’université européenne, pour une rencontre réelle.
      e3) Les interactions entre les scientifiques à l’échelle internationale représentent le plus fort potentiel d’évolution que les nouvelles technologies de l’information et de la communication permettent, voire imposent, de prendre en compte à l’échelle planétaire. Il est temps de dépasser les frontières nationales pour explorer une autre voie : celle de la richesse de l’innovation dans les échanges interhumains, sans les contraintes inutiles de la race ou du pays d’origine. Nous nous dirigeons vers un monde plus collaboratif et responsable.

    4. jamel.tazarki

      Répondre
      22 juin 2026 | 13h15

      f) l’autodidactisme
      f1) La difficulté la plus profonde tient à ne pas préparer nos écoliers et nos étudiants à l’autodidactisme:
      – explorer des sujets qui les passionnent et chercher des réponses par eux-mêmes ;
      – faire confiance en eux-mêmes et à oser explorer des sentiers non balisés pour découvrir de nouvelles façons d’apprendre.
      – réfléchir à leur propre processus d’apprentissage, à s’évaluer et à ajuster leurs méthodes (métacognition).
      – encourager l’auto-évaluation
      – Curiosité : Le moteur de la découverte.
      – Discipline et Persévérance : Pour maintenir l’effort sans supervision.
      – Adaptabilité : Pour ajuster son approche au fil du temps.
      – Pensée Critique : Pour filtrer les informations et comprendre en profondeur.

      f2) l’objectif est de transformer l’élève / l’étudiant d’un récepteur passif en un explorateur actif, qui non seulement acquiert des connaissances, mais surtout apprend comment apprendre par lui-même. Cette compétence est fondamentale dans le monde d’aujourd’hui. En effet, le monde évolue rapidement dans tous les domaines (numérique, social, environnemental, économique), poussé par la technologie (IA, big data), la mondialisation, les changements climatiques, les transformations démographiques et de nouvelles attentes sociétales.
      –>
      Pour s’adapter à un monde qui évolue rapidement, les individus doivent développer leur résilience, leur capacité d’apprentissage continu (en particulier en autodidacte) et leur adaptabilité, tandis que les entreprises doivent innover dans leur management et investir dans des secteurs d’avenir, comme les énergies vertes et les soins de santé. Elles doivent également cultiver une culture agile et axée sur l’innovation pour rester compétitives.
      –>
      Stratégies pour survivre dans un monde en changement de paradigme continu :
      – Cultiver l’adaptabilité et l’apprentissage continu, notamment en autodidacte, pour faire face à l’incertitude.
      – Adopter une mentalité résiliente pour gérer l’imprévu et improviser si nécessaire.
      – Investir dans des formations (même en autodidacte) pour acquérir les compétences recherchées.

    5. jamel.tazarki

      Répondre
      22 juin 2026 | 13h14

      f3) Un conseil à nos écoliers autodidactes : les cours particuliers ne sont pas nécessaires pour le baccalauréat tunisien, car les notes et la moyenne de l’année scolaire ne comptent pas à l’examen final. Toutefois, si un élève a une moyenne générale inférieure à 10/20 à l’examen final, il peut utiliser sa moyenne annuelle pour le rachat.
      En terminale, la préparation de l’examen se fait principalement sur Internet. Des centaines de milliers de vidéos traitant de tous les cours scolaires sont en effet disponibles sur YouTube. Oubliez le rachat, oubliez la moyenne générale de l’année du baccalauréat, concentrez-vous sur l’essentiel et apprenez à devenir autodidacte durant cette année. Cela vous servira pour le reste de votre vie !

      f4) Lors de l’année du baccalauréat en Tunisie, j’étais rarement à l’école ; j’ai tout appris tout seul. J’avais une moyenne anuelle générale de 7/10 l’année du bac et quand je l’ai réussi, c’était la surprise pour toute l’école, pour tout un village et pour tous mes enseignants.
      – Pour le baccalauréat scientifique, j’ai préparé la biologie en autodidacte à partir d’un livre de biologie. Au cours de l’année scolaire, j’avais une moyenne annuelle de 2/20 en biologie. En revanche, j’ai obtenu la note de 18/20 à l’examen final.

      –>
      Mon professeur de biologie est allé voir le proviseur de l’école et lui a dit : « Jamel Tazarki était toujours absent aux cours de biologie, il est impossible qu’il ait obtenu 18/20 à l’examen final du baccalauréat. » Le proviseur a cherché mon devoir de biologie du baccalauréat et l’a comparé à ceux de mes voisins de table et de classe du jour de l’examen. C’était un proviseur très intelligent qui a répondu à mon professeur : « Madame, votre élève, Jamel Tazarki, est probablement autodidacte. » Et c’était vrai : j’avais pris le livre de biologie de terminale et je l’avais lu au bord de la mer de Tazarka. Mon professeur de biologie était probablement très intelligente, mais j’avais des problèmes avec ses méthodes d’enseignement. Et c’est pareil aujourd’hui dans ma vie professionnelle, je peux tout aborder en autodidacte!

      f6) L’ambassade d’Allemagne à Tunis m’a accordé un visa d’étude par erreur ! En effet, l’administration munichoise (KVR) a été très surprise de me voir à Munich, car c’est elle qui avait initialement refusé de m’accorder un visa d’étude, en avançant l’argument qu’il fallait d’abord apprendre l’allemand en Tunisie pour pouvoir étudier en Allemagne. J’ai alors expliqué que j’avais appris l’allemand en autodidacte sur notre plantation de Tazarka, au Cap Bon tunisien, avec un livre (« Deutsch als Fremdsprache » de 360 pages) que j’ai acheté sur le marché hebdomadaire de Korba . Comme j’ai réussi le test de compétence linguistique (ce qui est l’une des conditions essentielles d’admission à l’université allemande), l’administration munichoise a fini par m’accorder un visa d’étude. Puis, à l’université de Munich, j’ai obtenu mon doctorat avec la mention très bien, et comme toujours, en autodidacte !

      f7) Enfin un conseil à nos écolier capable de d’autodidactisme:
      au baccalauréat tunisien pas besoin de cours particuliers, en effet les notes et la moyenne de l’année scolaire ne comptent pas à l’examen final du baccalauréat. Seulement si un élève aurait un peu moins que 10/20 de moyenne générale à l’examen final du baccalauréat qu’il pourrait faire utilisation de sa moyenne annuelle pour le rachat.
      –>
      En classe de terminal, le bacclaureat se prépare plutôt sur le Web. En effet sur Youtube des cetaines de milliers de vidéos traitant tous les cours scolaires. Au diable avec le rachat, au diable avec la moyenne générale anuelle de l’année du baccalaureat, concentrez sur l’essentiel et apprenez à être autoditacte au cours de l’année du baccalaureat. Ca vous aidera durant le reste de votre vie!

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