Une fillette de neuf ans a été piquée par un scorpion alors qu’elle rentrait chez elle à Kalâa Kebira. Si l’enfant est aujourd’hui hors de danger, l’incident a ravivé la colère des habitants du quartier Hay Jafel, qui dénoncent l’état d’abandon de l’oued Medjerda et l’absence d’entretien de ses berges depuis plus d’un an. Intervenant, lundi 22 juin 2026, sur les ondes d’Express FM, l’oncle de la fillette a lancé un appel aux autorités afin qu’elles interviennent avant qu’un drame plus grave ne survienne.
Une fillette piquée sur le chemin du retour
Invité de l’émission Cappuccino animée par Hiba Loussif, un habitant de Kalâa Kebira est revenu sur l’incident dont a été victime sa nièce.
Selon son témoignage, la fillette rentrait chez elle en empruntant son trajet habituel dans le quartier Hay Jafel, à proximité de l’oued Medjerda, dans le secteur connu sous le nom d’oued Sghir. Alors qu’elle longeait l’oued et s’était agrippée à une barrière pour laisser passer un véhicule, un scorpion serait sorti des herbes hautes qui envahissent les berges avant de la piquer.
Si l’enfant se porte aujourd’hui bien, son oncle estime que cet incident doit être considéré comme un signal d’alarme. Selon lui, la prolifération de la végétation et le manque d’entretien d’une zone fréquentée quotidiennement par les habitants, notamment les enfants, augmentent considérablement les risques.
« Depuis un an et demi, nous n’avons vu ni entretien ni nettoyage »
Au-delà de la mésaventure de sa nièce, l’intervenant a surtout voulu attirer l’attention sur l’état de l’oued Sghir. Il affirme qu’aucune opération de nettoyage, de débroussaillage ou d’entretien n’y a été menée depuis un an et demi.
« Depuis un an et demi, nous n’avons vu ni entretien ni nettoyage », a-t-il déclaré, ajoutant que l’oued disposerait pourtant d’un budget destiné à son entretien sans que les habitants n’en perçoivent les effets sur le terrain.
Selon lui, les herbes hautes ont progressivement envahi les berges tandis que les évacuations des eaux pluviales sont régulièrement obstruées. Face à cette situation, les riverains seraient souvent contraints d’intervenir eux-mêmes pour dégager les passages d’eau et nettoyer certaines portions de l’oued afin de limiter la prolifération de la végétation.
Une zone derrière le dépôt municipal pointée du doigt
L’un des principaux griefs formulés par le riverain concerne la partie de l’oued située derrière le dépôt municipal. Selon lui, cette zone est particulièrement délaissée malgré sa proximité immédiate avec les infrastructures de la municipalité.
Il affirme que certaines portions de l’oued bénéficient ponctuellement d’opérations de nettoyage, tandis que d’autres, notamment celles situées derrière le dépôt municipal, demeurent dans un état qu’il juge préoccupant.
Les habitants auraient, à plusieurs reprises, signalé la situation sans constater d’amélioration durable. L’intervenant rappelle également que les riverains s’acquittent de leurs obligations envers la collectivité et s’attendent en retour à bénéficier des services publics auxquels ils estiment avoir droit.
Assumant pleinement ses déclarations, il a invité les responsables concernés à se rendre sur place afin de constater eux-mêmes l’état des lieux.
« Avant qu’un drame ne survienne »
En conclusion, l’habitant de Kalâa Kebira a lancé un appel aux responsables chargés de l’entretien et du nettoyage de l’oued Medjerda afin qu’ils interviennent dans les plus brefs délais.
Selon lui, la prolifération des herbes hautes, combinée à l’absence de nettoyage régulier, favorise la présence de scorpions et d’autres nuisibles dans cette zone résidentielle où vivent de nombreuses familles.
S’il se réjouit que sa nièce se soit remise de sa piqûre, il estime que cet incident doit être pris au sérieux et servir d’avertissement. Son objectif, explique-t-il, est d’alerter les autorités concernées afin qu’une intervention rapide soit engagée avant qu’un accident plus grave ne survienne.
I.N.
*Photo d’illustration










