Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Les laboratoires privés d’analyses médicales au bord de l’asphyxie financière, la Cnam en cause

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

Par Nadya Jennene

    La tension monte dans le secteur des analyses médicales privées en Tunisie. La syndicat tunisien des biologistes privés a alerté sur une crise financière « sans précédent » qui menace directement la continuité de l’activité des laboratoires, en raison des retards accumulés dans le paiement des prestations par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).

    Dans un communiqué publié mardi 23 juin 2026, la structure syndicale a appelé la Cnam à régulariser sans délai les dus et à mettre en place un calendrier de paiement clair, contraignant et respecté. Elle a exigé également le traitement des dossiers en attente, dans un contexte où plusieurs laboratoires dénoncent des délais de règlement pouvant dépasser sept mois.

    Cette situation place de nombreux établissements dans une fragilité extrême, avec un risque réel de cessation d’activité. Plusieurs peinent désormais à honorer leurs obligations de base : paiement des salaires, règlement des fournisseurs, achat de réactifs et entretien des équipements. Une pression financière jugée intenable par les professionnels du secteur.

    Les laboratoires concernés assurent pourtant avoir continué à fournir leurs services sans interruption, y compris aux patients à revenus modestes, afin de garantir la continuité de l’accès aux analyses médicales sur l’ensemble du territoire.

    Le syndicat a ajouté avoir saisi à plusieurs reprises la présidence du gouvernement, le ministère des Affaires sociales ainsi que la direction générale de la Cnam sans obtenir de réponse concrète ni de mesures opérationnelles à ce jour. Un silence institutionnel qui alimente, selon l’organisation, l’incompréhension et l’exaspération des acteurs concernés.

    Autre point soulevé : la contradiction entre les retards de paiement et le respect strict par les laboratoires de leurs propres obligations fiscales et sociales. Le secteur a dénoncé une situation asymétrique, où les charges sont honorées dans les délais alors que les créances publiques restent en suspens.

    À cela s’ajoute un contexte économique de plus en plus contraignant, marqué par la hausse continue du coût des réactifs, des équipements médicaux et des charges d’exploitation. Une combinaison de facteurs qui fragilise davantage l’équilibre financier de structures déjà sous pression.

    La profession a mis en garde contre les conséquences de la situation actuelle. Plusieurs laboratoires, notamment dans les régions intérieures, pourraient être contraints de suspendre leurs activités, ce qui aurait un impact direct sur l’accès aux soins et la qualité des services de diagnostic pour les citoyens.

    N.J

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *