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France : un premier cas confirmé d’Ebola détecté

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Par Nadya Jennene

    Les autorités sanitaires françaises ont confirmé, mercredi 24 juin 2026, l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola en France. 

    Selon le communiqué du ministère français de la Santé, le patient, un professionnel de retour d’une mission humanitaire en République démocratique du Congo (RDC), a été immédiatement pris en charge et placé sous surveillance médicale spécialisée.

    L’état du patient est stable. Il a été admis dans un établissement hospitalier de référence spécialisé dans la prise en charge des maladies hautement infectieuses, a-t-on précisé dans le communiqué, notant que toutes les mesures de confinement ont été appliquées dès la suspicion du cas. 

    Une enquête sanitaire approfondie a été ouverte afin d’identifier toutes les personnes ayant été en contact avec le patient depuis son retour.

    Une fois identifiées, ces personnes devront observer une période d’isolement préventif de 21 jours, correspondant à la durée maximale d’incubation du virus Ebola, tout en bénéficiant d’un suivi médical régulier, selon la même source. 

    Depuis mars 2026, une épidémie de virus Ebola liée à la souche rare Bundibugyo touche la République démocratique du Congo (RDC) et s’étend progressivement vers l’Ouganda.

    Le nombre de cas confirmés d’Ebola a franchi le seuil des 1.000 infections, avec un total de 1 048 cas confirmés du virus Bundibugyo, selon les dernières données disponibles. L’épidémie a déjà causé 267 décès, tandis que 112 patients ont pu être déclarés guéris.

    Si la province du Sud-Kivu n’a enregistré aucune nouvelle transmission depuis le 26 mai 2026, la situation demeure critique dans l’Est du pays. La province de l’Ituri reste l’épicentre actif de l’épidémie, avec une concentration importante des cas dans les zones de santé de Bunia, Rwampara, Mongbalu et Nyakunde, qui constituent toujours les principaux foyers de propagation.

    Les autorités sanitaires signalent également une extension récente de l’épidémie vers de nouvelles zones, avec l’apparition de cas dans les districts de Nia-Nia et Fataki, confirmant une progression géographique persistante du virus malgré les mesures de riposte.

    Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible contre cette souche particulière du virus. Par ailleurs, la détection tardive des premiers cas a contribué à compliquer la réponse sanitaire et à accélérer la diffusion du virus dans plusieurs zones.

    N.J

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