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Ormuz retrouve son trafic, le pétrole perd de l’altitude

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    Les prix du pétrole ont poursuivi leur chute mercredi 24 juin 2026, tombant sous des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le marché se montrant rassuré par la reprise progressive du trafic maritime via le détroit d’Ormuz.

    Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, est passé sous la barre des 75 dollars pour la première fois depuis le début de la guerre. Le baril pour livraison en août a perdu 4,33%, à 73,74 dollars.

    Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a chuté de 3,92%, à 70,34 dollars.

    « La baisse actuelle est provoquée par une hausse marquée du trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz », souligne dans une note David Morrison, analyste pour Trade Nation.

    Mercredi à 15h30 GMT (16h30 à Tunis), la plateforme de suivi maritime Kpler recensait 17 franchissements de navires de transport de matières premières, après 25 la veille.

    Ces totaux devraient encore augmenter, Kpler détectant souvent des franchissements supplémentaires a posteriori, grâce à l’imagerie satellitaire notamment.

    Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a mis en avant des chiffres beaucoup plus élevés mercredi : il a affirmé dans un message sur X que 72 navires avaient franchi le détroit durant les 24 dernières heures, estimant que « les flux d’avant-guerre (avaient) été rétablis ».

    Les analystes d’Oxford Economics préviennent toutefois que « le trafic via le détroit reste plus coûteux et risqué qu’avant la guerre du fait de la présence potentielle de mines, ce qui entraîne une hausse des primes d’assurance ».

    « Nous pensons qu’un rétablissement total des flux pétroliers prendra plusieurs mois », poursuivent-ils.

    En outre, il sera nécessaire de reconstruire les réserves stratégiques à travers le monde alors que celles des États-Unis, par exemple, étaient de nouveau en fort repli la semaine dernière, selon le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publié mercredi.

    Pour le moment, près de 84 millions de barils ont été prélevés des stocks stratégiques américains, alors que Washington s’est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient les réserves stratégiques fin février.

    © Agence France-Presse

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