La visite de terrain effectuée dimanche dernier par le président de la République, Kaïs Saïed, à Mnihla et à Mnihla continue de susciter des réactions dans la classe politique. Parmi les voix critiques, celle de l’ancien député Hichem Ajbouni, qui a vivement réagi mardi 7 juillet 2026 à travers une publication sur sa page Facebook, dénonçant ce qu’il considère comme une stratégie fondée sur « des promesses répétées » plutôt que sur des réformes structurelles.
Lors de son déplacement nocturne, non annoncé, le chef de l’État avait sillonné plusieurs quartiers à la rencontre des habitants. Une démarche de proximité que Hichem Ajbouni estime incapable de répondre à une situation économique et sociale qu’il juge profondément dégradée.
Les fonds spoliés, une « solution miracle » qui ne vient jamais
Sous le titre évocateur « La vente des illusions a atteint son comble », Hichem Ajbouni s’en est particulièrement pris au discours présidentiel autour de la récupération des fonds prétendument détournés, un argument régulièrement avancé par le chef de l’État comme levier pour redresser les finances du pays.
« La récupération des fonds spoliés est le prétexte qui justifie tous les échecs et l’incapacité du système à améliorer la réalité du pays et des Tunisiens », a-t-il écrit, considérant que cette promesse est devenue, selon lui, « une solution miracle » constamment évoquée depuis l’élection de Kaïs Saïed en 2019.
« Sept ans à attendre le miracle » fondé sur l’hypothétique retour de ces fonds, au détriment, selon lui, des réformes économiques, de la création de richesses et de la mise en place d’un modèle de croissance durable.
« Sept ans et nous attendons encore la récupération des fonds spoliés sans rien faire pour réformer la situation économique et sociale », a-t-il écrit, estimant que le pays serait plongé dans « une situation de paralysie totale en attendant un miracle qui tarde à venir ».
Hichem Ajbouni s’est interrogé également l’usage qui pourrait être fait de ces montants si leur récupération venait à se concrétiser. Revenant sur le chiffre avancé par le président de la République, soit 13,5 milliards de dinars, il a questionné leur destination : « Que ferons-nous de cet argent ? Dans quels secteurs l’investirons-nous ? Quelles réformes profondes engagerons-nous ? »
Pour lui, la véritable urgence réside dans une vision économique de long terme capable de répondre aux défis liés à l’emploi, à la croissance et aux mutations technologiques, notamment l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail.
Une gouvernance solitaire et un pays au bord de l’impasse
Au-delà de la question économique, l’ancien parlementaire a élargi sa critique au fonctionnement politique actuel, dénonçant une concentration excessive du pouvoir entre les mains du président de la République et l’absence de dialogue avec les différentes composantes de la scène nationale.
« Si le chef de l’État reconnaît que la solution ne peut être que collective et non individuelle, pourquoi impose-t-il au pays une gouvernance individuelle et refuse-t-il le dialogue avec les différentes parties ? », s’est-il indigné.
Hichem Ajbouni a également critiqué les discours présidentiels sur les « complots », les « traîtres » ou encore les « guerres de libération », estimant que ces éléments ne sauraient constituer une réponse aux difficultés structurelles du pays.
Dans une conclusion particulièrement alarmiste, l’ancien député a affirmé que « la situation ne peut pas continuer ainsi », évoquant le risque d’un « effondrement complet » et d’un « chaos généralisé ».
Revenant sur les années de pouvoir de Kaïs Saïed, il a dressé un bilan sévère, évoquant « zéro réalisation » sur les plans économique, social et institutionnel, ainsi qu’un recul en matière de droits et de libertés.
Un message qui traduit une exaspération assumée de l’ancien élu, appelant finalement à un retour « à la raison, à la rationalité et au bon sens », estimant que la Tunisie a plus que jamais besoin d’une approche fondée sur la réforme et la construction plutôt que sur l’attente d’un hypothétique changement.

N.J












5 commentaires
Citoyen_H
HAHAHAHAHA, HAHAHAHA, HAHAHAHAHAHA,
Ajbouni commence sérieusement à prendre pour le Tom Cruise d’Ettayar !!
Hahahaha,, hahahaha, hahaha
Citoyen_H
« sérieusement à SE prendre «
Citoyen_H
ET CA PARLE, ET CA CRITIQUE, ET CA BRASSE DU VENT À N’EN PLUS FINIR.
en montrant du doigt, uniquement les sujets discutables, dont la plupart sont concernés directement par le manque d’argent et de financement, dus à la mise en faillite du pays, par les gardiens de boucs et de chèvres, d’étables et d’écuries, ceux qui eurent entre les mains le pouvoir, tout au long de la décennie noire.
À leur départ, les caisses de l’État étaient vides et la quasi-totalité des infrastructures de l’État avaient été mises à l’abandon.
La rouille avait tout monopolisé.
Jamais ce sujet, n’a été évoqué par Ajbouni, ni par les autres partis qui firent partie de la coalition des ravageurs.
Quant aux experts, laissez-moi rire.
Ils sont toujours là, pour nous refourguer leur théorie apprise par cœur durant leur scolarisation, sans jamais évoquer, ce que l’un d’entre eux avait révélé, hier, dans l’une des rubriques de BN news, que cela ne pouvait être systématiquement appliqué sans aucune exception .
Aucun pays au monde ne dispose des mêmes critères sociologiques, ni des mêmes critères d’évolution !
Hannibal
Le déambulateur de la nuit pense avoir trouvé le moyen de dissimuler son incompétence et son incapacité à construire des stratégies pour le futur du pays en promettant monts et merveilles qui ne sont que des mirages.
Il s’accroche à une branche d’arbre qui file directement vers les chutes d’un fleuve en d’autres termes vers l’abîme.
La vente des illusions a atteint son paroKSysme de fond en Qômble...
A la hauteur des toujours attendues autocritiaue et excuses au pays par certains du parti toujours aussi pédaleur à (ab)bout de souffle dans la semoule depuis leur appel éhonté à coup de force militaro-sécuritaire préjuilletiste poutschiK et contributeur au déraillement de la decennie transitionnelle démocratique et révolutionnaire.
Feraient mieux de prendre et pas qu’une graine (de semoule) d’une récente intervention d’ universitaire lucide, intègre et honnête intellectuelle par exemple.
« Ajb(ouni)iqchi tawa… »
https://m.youtube.com/shorts/vXJ_uyLfYbs