Une violente explosion a ravagé une maison à Sidi Thabet, dans le gouvernorat de l’Ariana, faisant plusieurs blessés au sein d’une même famille et provoquant d’importants dégâts matériels. La propriétaire des lieux se trouve toujours en réanimation au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous, tandis que son petit-fils, âgé de huit ans, souffre de brûlures du deuxième degré. L’habitation, lourdement endommagée, est désormais inhabitable et la famille se retrouve sans solution de logement.
Jihène Guizani, fille des propriétaires de la maison, est revenue, vendredi 7 août 2026, sur les circonstances de l’accident et la situation de sa famille, au micro de Hatem Ben Amara dans l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM.
Au moment de l’explosion, quatre membres de la famille se trouvaient dans l’habitation : ses parents, son frère et son fils, âgé de huit ans. L’explosion, accompagnée de flammes, a fait plusieurs blessés et provoqué l’effondrement d’une partie de la maison.
Une mère en réanimation et un enfant de huit ans brûlé au deuxième degré
Selon Jihène Guizani, sa mère est la plus gravement atteinte. Elle demeure hospitalisée en réanimation au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous.
Son fils, âgé de huit ans, souffre pour sa part de brûlures du deuxième degré sur une grande partie du corps. Il a néanmoins quitté l’hôpital et se trouve actuellement avec sa famille. Mme Guizani a notamment déploré les conditions dans lesquelles l’enfant doit poursuivre sa convalescence, évoquant l’absence de moyens permettant de le maintenir au frais malgré l’étendue de ses brûlures.
Son père a lui aussi quitté l’hôpital après l’accident. Âgé de 85 ans et désormais privé de logement, il demeure sous un mûrier, faute de solution d’hébergement, selon le témoignage de sa fille. Jihène Guizani souligne également la situation particulièrement vulnérable de son frère, qui nécessite une prise en charge spécifique. La famille doit ainsi faire face simultanément à la prise en charge de plusieurs blessés et à la perte de son logement.






La piste d’une fuite de gaz évoquée
D’après les premiers éléments rapportés par Jihène Guizani et repris par Jawhara FM, une fuite de gaz serait à l’origine de l’explosion. Les circonstances précises restent néanmoins à déterminer.
Mme Guizani a rapporté que sa mère lui avait expliqué être allée boire de l’eau peu avant l’explosion. Selon elle, une fuite de gaz pourrait être à l’origine de l’accident, sans que cette hypothèse ait, à ce stade, été formellement établie. La fille des propriétaires a toutefois indiqué avoir constaté que les deux bouteilles de gaz présentes dans la maison étaient restées intactes. Elle a donc refusé de se prononcer avec certitude sur l’origine exacte de la fuite, estimant que seuls les spécialistes pourraient déterminer les causes de l’explosion.
Interrogée sur l’ouverture d’une enquête, Jihène Guizani a affirmé ne pas avoir connaissance, au moment de son intervention, d’une enquête engagée pour déterminer les circonstances précises de l’accident. Elle a, en revanche, confirmé l’intervention de la Protection civile.
Une habitation éventrée et d’importants dégâts matériels
Les photographies circulant sur les réseaux donnent la mesure des dégâts. Une partie importante de l’habitation s’est effondrée. Des pans entiers de murs et de cloisons ont été arrachés, tandis que des éléments de la toiture et du plafond se sont écroulés. Plusieurs structures porteuses apparaissent fortement endommagées et des armatures métalliques sont désormais à nu.
À l’intérieur, les gravats recouvrent le sol et se mêlent aux meubles, aux vêtements et aux effets personnels de la famille. Certaines pièces sont encombrées de blocs de maçonnerie provenant des murs effondrés. Les clichés montrent également d’importantes fissures ainsi que de larges ouvertures laissées par l’effondrement de plusieurs parties de la construction.
Les dégâts ne se limitent pas à l’habitation des parents. Selon Jihène Guizani, la maison voisine appartenant à son frère a également été endommagée par l’explosion. Jawhara FM rapporte ainsi que la famille ne dispose désormais plus d’un lieu où se loger.
La situation est d’autant plus difficile, a souligné Mme Guizani, que son père est une personne âgée. « Mon père a 85 ans. Où voulez-vous qu’il reste ? », a-t-elle lancé, insistant sur l’urgence de trouver une solution d’hébergement pour ses proches.
Au moment de son témoignage, elle affirme qu’aucun responsable local ou régional ne les avait encore contactés afin de leur proposer une assistance. Elle a précisé que la famille ne réclamait pas nécessairement une aide financière, regrettant surtout de n’avoir reçu, jusque-là, aucune assistance, même morale.
Elle a toutefois fait état de la solidarité des habitants du quartier, certains ayant commencé à se mobiliser et à apporter leur aide avec les moyens dont ils disposent.
Alors que sa mère demeure en réanimation et que plusieurs membres de la famille portent encore les séquelles de l’explosion, Jihène Guizani appelle désormais les autorités locales et régionales à intervenir, notamment pour trouver une solution d’hébergement à une famille dont la maison a été largement détruite.
I.N.











Commentaire
Roberto Di Camerino
Quelle catastrophe… Des vieillards, des bébés, des familles entières se retrouvent à la rue. Et que fait le Président ? Silence absolu. Pas un mot, pas une visite aux sinistrés pour leur apporter un peu de réconfort. Où sont donc les services dits « sociaux » ? Où est l’État lorsque ses citoyens ont le plus besoin de lui ?
Je ne sais pas encore comment lancer une campagne GoFundMe pour venir en aide à cette famille. En attendant, je lance un appel aux éditeurs de ce zine : pourriez-vous me communiquer le nom et les coordonnées du père de famille ? Je souhaite lui envoyer immédiatement 1000 dinars et, si possible, lancer ensuite une campagne GoFundMe afin que d’autres puissent également contribuer.