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La municipalité de Tunis justifie l’abattage d’un arbre après une vidéo polémique

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Par Sarra Hlaoui

    La Municipalité de Tunis a réagi à une vidéo largement relayée récemment sur les réseaux sociaux montrant l’abattage d’un arbre, en précisant que l’intervention avait été décidée pour des raisons de sécurité.

    Dans un communiqué publié ce dimanche 9 août 2026, la municipalité affirme que l’arbre concerné se trouvait dans un état avancé de sécheresse et de dépérissement, représentant ainsi un risque potentiel pour les piétons et les usagers de la route, notamment en raison du risque de chute de branches ou d’arrachage de l’arbre.

    Une intervention à titre préventif

    La municipalité explique que la décision d’enlever l’arbre a été prise à la suite d’une inspection sur le terrain, dans le cadre des interventions préventives menées par ses services afin de réduire les risques et de préserver la sécurité des citoyens.

    Elle assure que l’abattage n’était donc pas motivé par une volonté de réduire les espaces verts, mais constituait une mesure préventive rendue nécessaire par l’état de l’arbre.

    La municipalité souligne également son attachement à la préservation du couvert végétal et au caractère esthétique et écologique des rues de la capitale.

    Un nouvel arbre promis

    Afin de compenser l’arbre retiré, la municipalité annonce qu’il sera remplacé par un arbre de la même espèce, dans le cadre de son programme de reboisement.

    Cette opération vise, selon la municipalité, à préserver le paysage urbain et environnemental du secteur et à renforcer les espaces verts.

    Les services municipaux indiquent, par ailleurs, qu’ils poursuivront leurs opérations d’entretien et de suivi régulier de l’état sanitaire des arbres afin de prévenir les risques liés aux arbres dépérissants ou fragilisés.

    S.H

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    3 commentaires

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      10 août 2026 | 12h54

      Si vraiement vous vous preoccupiez de sauvegarder la nature, il fallait disposer de l’arbre de replacment au meme moment de l’arrachage du specimen mourant, vous auriez economise le temps , la main d’oeuvre. et le transport. Bien sur l’amplacemnt ou se trouvait l’arbre arraché va rester un trou beant jusqu’aux prochaines elections municipales.

    2. HatemC

      Répondre
      10 août 2026 | 11h14

      Pour éteindre la polémique, la municipalité avance le bouclier commode de la « sécurité publique », invoquant un état de dépérissement et le « risque potentiel de chute pour les piétons ». L’argument prêterait à rire s’il ne traduisait pas un cynisme alarmant.

      Il suffit en effet de lever les yeux dans les rues de la capitale pour mesurer l’hypocrisie de cette justification. Des dizaines d’immeubles vétustes, des balcons fissurés menaçant de s’effondrer et des corniches en ruine surplombent quotidiennement les trottoirs sans qu’aucun périmètre de sécurité ne soit installé, ni la moindre intervention engagée. Face à ce danger réel, permanent et mortel pour les usagers de la route et les piétons, la municipalité brille par son inertie totale.

      Pourquoi cette soudaine frénésie sécuritaire pour un arbre, alors que le patrimoine bâti tombe en lambeaux dans l’indifférence générale ? La réponse est simple : abattre un arbre prend deux heures et permet de feindre l’action à moindre coût. Traiter le chantier des immeubles menaçant ruine exige du budget, du courage politique et de la planification — des compétences manifestement absentes de la feuille de route municipale.

    3. HatemC

      Répondre
      10 août 2026 | 11h10

      Abattage d’arbres à Tunis : la gestion du mépris et l’art du communiqué pompier
      Une fois de plus, les autorités municipales s’illustrent par une méthode bien rodée : couper d’abord, inventer des prétextes administratifs ensuite. La récente affaire de l’arbre abattu à Tunis, révélée au grand jour grâce à la vigilance citoyenne sur les réseaux sociaux, met en lumière un mode de gouvernance d’un autre âge, pétri de dédain et d’opacité envers la population.

      Le communiqué tardif publié ce dimanche par la municipalité de Tunis est un modèle de cynisme institutionnel. On nous parle d’« inspection sur le terrain », de « sécurité des usagers » et d’état « avancé de sécheresse ». Si l’urgence sécuritaire était si avérée et la démarche si irréprochable, pourquoi avoir attendu la diffusion d’une vidéo polémique et le d’un tollé populaire pour sortir du silence ?
      Dans n’importe quelle administration soucieuse de transparence et de respect envers ses citoyens, la prévention s’accompagne d’information.
      Un simple panneau signalétique posé quelques jours avant l’intervention, expliquant le diagnostic phytosanitaire et annonçant les mesures prises, aurait suffi. Mais pour nos responsables locaux, le citoyen n’est pas un partenaire : c’est un spectateur captif à qui l’on impose le fait accompli. On n’informe pas, on subit la pression, puis on rédige un texte policé pour étouffer le scandale.

      La municipalité tente d’éteindre l’incendie en promettant la plantation d’un nouvel arbre de la même espèce. Cette annonce ressemble fort à une pirouette rhétorique pour calmer les esprits.

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