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Le coup de gueule de Majdi Karbai après la mort d’un Tunisien dans un centre de rétention en Italie 

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Par Nadya Jennene

    Un migrant tunisien âgé de 32 ans serait décédé dans un centre de rétention et de rapatriement en Italie, a affirmé l’ancien député Majdi Karbai dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, mardi 11 août 2026. Selon lui, le décès aurait provoqué des mouvements de protestation au sein de l’établissement, dont la situation demeurait, au moment de sa prise de parole, difficile à déterminer.

    « Les nouvelles en provenance d’Italie ne sont pas rassurantes », a déclaré Majdi Karbai, faisant état du décès d’un ressortissant tunisien au sein du centre de rétention situé à Potenza, dans la région de Basilicate, à San Gervasio. Il a précisé que des protestations auraient éclaté dans le centre à la suite de cette mort.

    L’ancien député a affirmé avoir pu confirmer le décès d’un Tunisien de 32 ans, sans toutefois fournir, dans sa vidéo, d’éléments permettant d’établir les circonstances exactes de la mort. Il a indiqué également ne pas disposer, à ce stade, d’informations précises sur l’évolution des protestations au sein du centre.

    Pour Majdi Karbai, ce décès s’inscrit dans un contexte plus large qu’il juge préoccupant, celui des conditions de détention des migrants en Italie et des politiques de contrôle et d’expulsion mises en œuvre par les autorités italiennes.

    L’ancien député a critiqué notamment le renforcement des dispositifs de rétention des migrants et l’allongement des périodes de détention avant leur éloignement. Il a établi également un lien direct avec les accords migratoires conclus entre la Tunisie et l’Italie, estimant que la coopération entre les deux pays contribue à exposer davantage les migrants tunisiens aux risques liés à la rétention et au rapatriement.

    Selon lui, les accords conclus prévoient notamment que la Tunisie accepte le retour de ses ressortissants faisant l’objet de procédures d’éloignement, tandis que les autorités italiennes disposent de mécanismes leur permettant de maintenir des migrants en rétention dans l’attente de leur expulsion.

    Sur un ton particulièrement virulent, Majdi Karbai a accusé les politiques migratoires mises en place par le gouvernement de Giorgia Meloni d’avoir des conséquences dramatiques pour les migrants tunisiens, rappelant avoir, selon ses dires, déjà alerté sur les conséquences potentielles des accords migratoires entre la Tunisie et l’Italie.

    « Les jeunes Tunisiens paient le prix. Les familles tunisiennes paient le prix. Les mères qui se consument d’inquiétude pour leurs enfants paient le prix », a-t-il déploré quantifiant ces politiques migratoires de « criminelles », et accusant les autorités tunisiennes de « complicité » dans les drames qui touchent les migrants tunisiens, aussi bien dans les centres de rétention qu’en mer ou dans les prisons en Italie et dans d’autres pays européens.

    N.J

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    3 commentaires

    1. Gg

      Répondre
      11 août 2026 | 13h15

      La question sous jacente est de savoir si un pays, un peuple, a vocation à travailler pour un autre qui n’est pas capable de subvenir à sa propre population?
      Non, car en l’occurence les italiens travaillent d’abord pour l’Italie. Pas pour servir de béquille à des pays qui, s’ils le voulaient, pourraient s’en sortir.

    2. Gg

      Répondre
      11 août 2026 | 12h58

      « Les jeunes Tunisiens paient le prix. Les familles tunisiennes paient le prix. Les mères qui se consument d’inquiétude pour leurs enfants paient le prix »

      Oui, le prix de la clandestinité, des fausses déclarations, des usurpations d’identité etc…
      Gardez les chez vous, ils n’auront pas de problème.
      Quand comprendrez vous que l’immigration est régie par des lois, des règles, des procédures?
      Ceci dit, le « jeune » avait 32 ans, largement l’âge d’assumer ses responsabilités.

    3. HatemC

      Répondre
      11 août 2026 | 12h14

      La question de la responsabilité face à ces drames met en lumière deux dimensions complémentaires du phénomène migratoire.

      Le manque de perspectives économiques …. un chômage élevé chez les jeunes, l’absence de débouchés et la détérioration du pouvoir d’achat en Tunisie depuis des décennies.

      L’impasse sociale et politique ……… l’absence de réformes économiques majeures pour retenir la jeunesse, transformant l’émigration en un projet de vie par défaut.

      L’ETAT TUNISIEN EST COMPLICE

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