L’été bat son plein et, avec lui, son lot de comportements qui interrogent. Sur les plages tunisiennes, le spectacle des déchets abandonnés par les estivants devient préoccupant. Bouteilles en plastique, emballages, restes de nourriture et autres détritus jonchent le sable, comme si la mer et les agents chargés du nettoyage devaient inlassablement absorber les conséquences de l’incivisme.
À Rafraf, dans le gouvernorat de Bizerte, l’ampleur du phénomène donne la mesure du problème. L’Agence nationale de protection et d’aménagement du littoral (ANPE), en collaboration avec la municipalité de Rafraf, procède chaque jour à la collecte de 4,5 tonnes de déchets sur la plage de la région, a indiqué mercredi 12 août 2026 le responsable du programme de nettoyage mécanisé des plages au ministère de l’Environnement, Nabil Mokhtar.
Il a également précisé que 1,5 tonne de déchets était collectée une fois par semaine sur les autres plages couvertes par les opérations de nettoyage.
Derrière ces chiffres, c’est surtout une question de comportement qui se pose. Car si les moyens mobilisés par les autorités permettent de maintenir les plages dans un état acceptable, ils ne sauraient se substituer indéfiniment au civisme des estivants. Laisser ses déchets derrière soi au motif que « quelqu’un viendra nettoyer » traduit une conception pour le moins inquiétante de l’espace public : celle d’un littoral considéré comme un service dont l’usager profiterait sans avoir à en assumer la moindre responsabilité.
Pour Nabil Mokhtar, la sensibilisation des citoyens à la nécessité de préserver la propreté des plages est désormais indispensable. Il a appelé les estivants à prendre leurs responsabilités et à traduire leur sentiment d’appartenance au pays par des comportements respectueux de l’environnement.
Mais la sensibilisation ne suffirait plus. Face à la persistance du phénomène, le responsable a noté que la mise en place de mesures dissuasives devenait une nécessité urgente pour lutter contre l’abandon des déchets sur les plages.
Cette question est d’autant plus importante que les capacités de l’État restent limitées. Les services concernés interviennent avec les moyens dont ils disposent, dans le cadre d’un programme qui mobilise des ressources humaines, logistiques et financières considérables. Autrement dit, chaque déchet ramassé représente aussi du temps, du carburant, des équipements et des agents mobilisés pour réparer un geste qui aurait pu être évité.
Le programme national de nettoyage des plages débute chaque année au mois de juin et se poursuit jusqu’en septembre, voire jusqu’en octobre lorsque les besoins l’imposent. Il est mené en partenariat avec le Fonds de protection des zones touristiques et les municipalités côtières, dans la limite des budgets alloués. Au total, 152 plages sont couvertes par ce programme, selon Nabil Mokhtar.
Ces opérations sont nécessaires, particulièrement durant la haute saison touristique, lorsque la fréquentation du littoral explose. Mais elles ne peuvent constituer une réponse permanente à un problème qui relève d’abord du comportement individuel.
Car nettoyer après les estivants ne devrait pas être une fatalité. Les plages ne sont ni des décharges à ciel ouvert ni des espaces où chacun peut abandonner ce dont il n’a plus besoin en attendant le passage des agents municipaux ou des équipes de nettoyage.
À Rafraf comme ailleurs, les tonnes de déchets ramassées quotidiennement racontent ainsi une autre réalité de l’été tunisien : celle d’un déficit de civisme qui finit par coûter cher à la collectivité et à l’environnement. Et tant que certains continueront à considérer que la propreté des plages est exclusivement l’affaire de ceux qui viennent nettoyer derrière eux, les opérations de collecte auront beau se multiplier, le problème restera entier.
N.J











4 commentaires
Citoyen_H
PAUVRE RAFRAF,
une splendide plage transformée en une géante fosse à purin par les guéfla-tssir des environs, dépourvus de toutes formes de respects et de civismes !
La nouvelle possession de moyens de transport par des gardiens de chèvres et de boucs, par des gardiens d’étables, et d’écuries, a complètement défiguré la NATION.
Comme quoi, il n’y avait pas d’injustice à l’époque.
Regardez-vous même, le résultat affligeant, que ces derniers ne cessent de nous offrir, depuis 2011.
Mère nature savait ce qu’elle faisait.
C’est ce qui arrive systématiquement, quand l’humain joue à l’apprenti sorcier en bouleversant l’équilibre Divin !
Ensuite, ne venez pas nous les br*ser avec vos contes indigestes de droits de l’homme.
La NATURE est un précieux cadeau de notre créateur.
Laissons-la s’épanouir sans qu’elle soit parasitée.
Ne la modifions pas, quel qu’en soit le prix, et soyons très sévères vis-à-vis des contrevenants.
Il y va de l’avenir de la NATION et par ricochet, celui de nos enfants.
Il aurait fallu laisser plus de temps à ces sauvages, qui, comme par hasard, ne sont même pas encore descendus de l’arbre.
Appelons, un chat, un chat !
Mohamed Mabrouk
notre peuple qui pense etre sur des hauteurs vertigineuses, qui croit avoir donné une leçon au monde pour un nouveau systeme mondial plus juste, n’est pas capable d’arreter de jeter les ordures n’importe ou et d’eteindre l’eclairage public le jour, eclairage qu’il paye grace a un endettement en l’occurence bien vertigineux
Ceux qui ont vraiment donné une leçon au monde, c’est ceux qui nous ont soufflé ces idées, comme le renard a soufflé au corbeau
Citoyen_H
ET DEVINEZ UN PEU L’IDENTITÉ DES COUPABLES ?
« celle d’un déficit de civisme »
2011, la consanguinité appairée à l’exode rural, le tout, enveloppé dans un papier-cadeau au nom de la révolution des jasmins, ouvrit le bal !
La suite, vous êtes en plein dedans.
C’est la décadence de toute une NATION, vérolée par ses propres avortons !
Gg
Et ce n’est que la partie visible. Prenez un masque et un tuba, et vistez le fond de l’eau: c’est pareil.