Le Parti destourien libre (PDL) prépare une nouvelle échéance politique majeure. Réuni jeudi 13 août 2026 en conférence de presse, le parti a annoncé la tenue de son congrès national les 3 et 4 octobre prochains, avec pour principal objectif l’élection de sa nouvelle direction.
Thameur Saad, membre du bureau politique, a qualifié cette période de « charnière » dans l’histoire du parti. Il a notamment mis en avant la tenue des congrès régionaux dans l’ensemble des régions du pays, estimant que le PDL avait démontré qu’il demeurait implanté sur l’ensemble du territoire.
Après le renouvellement de ses bureaux régionaux, le parti entend désormais passer à l’étape nationale. Le congrès d’octobre doit permettre d’élire les instances dirigeantes et de fixer les prochaines orientations politiques du PDL.
Cette échéance se prépare toutefois en l’absence de la présidente du parti, Abir Moussi, détenue depuis le 3 octobre 2023. Elle avait été arrêtée aux abords du palais de Carthage alors qu’elle tentait de déposer un recours contre des décrets présidentiels relatifs au découpage électoral.
L’affaire, qui portait initialement sur un acte politique et administratif, a ensuite pris une dimension pénale. Abir Moussi a notamment été poursuivie pour tentative de changer la forme de l’État, incitation à la violence et provocation au désordre.
Condamnée à douze ans de prison en décembre 2025, sa peine a été ramenée à dix ans en appel en mars 2026. Une autre condamnation de deux ans s’est également ajoutée à son dossier pour ses critiques du processus électoral.
Le congrès des 3 et 4 octobre intervient ainsi dans un contexte particulièrement sensible pour le PDL : alors que le parti revendique une présence intacte dans les différentes régions du pays et s’apprête à renouveler sa direction, sa présidente demeure derrière les barreaux.
N.J










