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Un ancien militaire italien retrouvé mort à Mornag, dix jours après son arrestation en Tunisie

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Par Nadya Jennene

    Un ancien sous-officier de l’armée italienne, Antonino Urru, 78 ans, a été retrouvé mort vendredi 14 août 2026 dans sa cellule à la prison de Mornag, en Tunisie, une dizaine de jours seulement après son arrestation sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par la justice italienne. Les circonstances de son décès n’ont, à ce stade, pas été officiellement précisées.

    Selon le quotidien italien La Nuova Sardegna, Antonino Urru, originaire d’Oristano, en Sardaigne, avait été incarcéré en Tunisie une dizaine de jours avant sa mort. Son arrestation faisait suite à une condamnation devenue définitive en Italie pour fraude fiscale.

    Installé depuis plusieurs années en Tunisie, l’ancien militaire avait été arrêté sur le territoire tunisien après l’émission d’un mandat d’arrêt international par la justice italienne. Sa mort, dont la nouvelle a été confirmée dans des milieux diplomatiques, n’a pour l’heure fait l’objet d’aucune explication publique de la part des autorités.

    Une affaire fiscale vieille de plus de quinze ans

    L’affaire à l’origine de sa condamnation remonte à plus de quinze ans. Elle avait notamment mis en cause Antonino Urru, alors âgé de 63 ans, sa fille Monica, son gendre Sandro Lavadina, ainsi qu’un ingénieur, Adriano Sorrentino.

    Selon les éléments de l’accusation rapportés par la presse italienne, l’affaire portait sur un complexe montage de sociétés et d’intermédiaires autour de plusieurs opérations immobilières. Le dispositif aurait permis de rendre plus difficile la traçabilité des flux financiers et de dissimuler la propriété réelle de certains biens.

    Les enquêteurs reprochaient notamment aux principales sociétés liées à la famille d’avoir transféré leurs actifs vers d’autres structures qui, officiellement, n’étaient pas détenues par Antonino Urru ou ses proches, mais qui leur auraient en réalité été attribuables.

    Dans ce montage présumé, l’ingénieur Adriano Sorrentino aurait notamment joué le rôle d’acquéreur apparent de certains biens, tandis que la famille Urru aurait continué, dans les faits, à en conserver la propriété.

    Le montant de la fraude fiscale reprochée dans cette procédure était évalué à environ 815.000 euros.

    L’enquête avait conduit les autorités italiennes à prendre plusieurs mesures conservatoires, portant notamment sur des biens immobiliers situés à Oristano, des comptes bancaires et différents titres de créance.

    Les enquêteurs soupçonnaient les sociétés concernées d’avoir organisé le transfert de leurs actifs afin d’éviter qu’ils ne puissent être saisis pour régler les sommes dues au fisc.

    La défense avait toutefois contesté les mesures de saisie. Les avocats avaient notamment fait valoir que le bien immobilier concerné était déjà grevé d’une hypothèque bancaire et que les conditions permettant sa saisie n’étaient pas réunies.

    Le nom d’Antonino Urru était également apparu dans d’autres enquêtes liées à l’immobilier et à la construction à Oristano. Ces procédures distinctes concernaient notamment des soupçons d’abus dans le domaine de l’urbanisme et des opérations immobilières considérées comme peu transparentes par les enquêteurs.

    La longue procédure judiciaire s’était finalement soldée par une condamnation définitive d’Antonino Urru pour fraude fiscale. Un mandat d’arrêt international avait ensuite été émis à son encontre.

    Arrêté en Tunisie, puis retrouvé mort dans sa cellule

    Après s’être installé en Tunisie, où il vivait depuis plusieurs années, Antonino Urru avait finalement été arrêté sur le territoire tunisien sur la base de ce mandat international.

    Selon La Nuova Sardegna, l’arrestation semblait devoir constituer l’aboutissement d’une longue procédure judiciaire qui aurait pu conduire l’ancien militaire à purger sa peine en Italie. Il avait finalement été placé en détention à la prison de Mornag, l’un des établissements pénitentiaires tunisiens.

    Quelques jours seulement après son incarcération, vendredi 14 août, Antonino Urru a été retrouvé sans vie dans sa cellule, à l’âge de 78 ans.

    Pour l’heure, les circonstances précises de son décès restent inconnues. Les autorités tunisiennes n’ont pas officiellement communiqué sur les causes de sa mort. La nouvelle a toutefois été confirmée dans des milieux diplomatiques, selon le quotidien sarde.

    Aucun élément disponible à ce stade ne permet donc d’établir les circonstances dans lesquelles l’ancien sous-officier italien est décédé, ni de déterminer si son décès est lié à son état de santé ou à tout autre facteur.

    Ainsi s’achève, loin de la Sardaigne, le parcours d’Antonino Urru, dont les derniers jours en détention en Tunisie demeurent entourés de nombreuses interrogations.

    N.J

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    3 commentaires

    1. Nahor Guëttam

      Répondre
      18 août 2026 | 10h40

      Évidemment que la Tunisie ne peut pas être un « refuge fiscal » pour les Italiens depuis quelques années, puisque il existe une sorte de « protectorat interne » avec les accords de « coopération judiciaire » signés avec la visite directe au M.I.T. du min.italien de l’intérieur Piantedosi pour accélérer le renvois des Tunisiens illégaux depuis l’Italie et la lutte contre l’ « évasion fiscale »…comme j’ai déjà commenté.
      Les Italiens s’orienteront vers d’autres « paradis fiscaux » mais auront du mal pour recevoir leurs retraites qui peuvent éventuellement être saisies tandis que les consulats se transforment en centres de renseignement et des poursuites fiscaux ! Tandis que la mafia euro-atlantiste trinque et danse avec Zelensky!

    2. Nahor Guëttam

      Répondre
      18 août 2026 | 10h24

      Le fisc en Italie est devenu « nazifié » et asphyxiant, tout le monde s’évertue à le contourner pour vivre plus aisément dans une vie toujours plus chaotique et robotisée dictée par l’Euro-diktat à Bruxelles … qui distribue les quotas pour les clandestins envahissant l’UE et suce la finance des contribuables européens pour le mettre dans la caisse du gouvernement pourri du cocainomane corrompu Zelensky pour sa sale guerre euro-atlantiste et incendiaire vers la 3ème Guerre Mondiale avec la Russie ‼️

    3. HatemC

      Répondre
      17 août 2026 | 18h34

      Il y a des cellules individulelles en Tunisie ??? C’est étonnant qu’ils l’ont trouvé mort dans sa cellule …..

    Répondre

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