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Ben Gvir veut tuer « 30 à 40 » personnes à Gaza chaque nuit

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    Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite ultranationaliste et kahaniste, a appelé à tuer chaque nuit entre 30 et 40 personnes à Gaza. Il réclame également l’émigration massive des Palestiniens et la réinstallation de colonies israéliennes dans l’enclave. Des propos qui illustrent une nouvelle fois la radicalité du discours d’un ministre au parcours marqué par l’incitation au racisme et le soutien à une organisation considérée terroriste.

    Itamar Ben Gvir a ouvertement appelé à tuer « 30 à 40 » personnes à Gaza chaque nuit. Les déclarations du ministre israélien de la Sécurité nationale ont été largement relayées, dimanche 16 août, par les médias arabes et internationaux.

    Ben Gvir s’exprimait dans un entretien avec Rom Braslavski, ancien otage retenu à Gaza, pour le tout premier épisode du podcast de l’ex-captif, intitulé « 8 octobre », diffusé samedi soir.

    Critiquant la réduction des opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza dans le cadre des efforts diplomatiques visant à faire avancer le plan de paix du président américain Donald Trump, le ministre a déclaré : « Ce n’est un secret pour personne, je suis en désaccord avec le Premier ministre ».

    « Je pense qu’il faut procéder à des assassinats ciblés à Gaza, pour éliminer 30 à 40 personnes chaque nuit. Pas seulement ceux qui présentent une menace immédiate — il y a là-bas des gens qui ne méritent pas de vivre. Ils ne devaient pas vivre. Ce ne sont même pas des êtres humains. »

    Les propos sont d’autant plus significatifs que Ben Gvir siège au cabinet de sécurité israélien, même s’il n’a pas autorité sur l’armée et ne peut donc pas ordonner directement des frappes sur Gaza. Il exerce en revanche une influence importante sur les forces de police et le système pénitentiaire israéliens.

    Un ministre issu de l’extrême droite radicale

    Itamar Ben Gvir est l’une des figures les plus radicales du gouvernement de Benjamin Netanyahu. Chef du parti Otzma Yehudit (« Force juive »), il est issu du courant kahaniste, du nom du rabbin Meir Kahane, dont le mouvement prônait notamment l’expulsion des Palestiniens et des Arabes d’Israël. Le parti Kach de Kahane a été interdit en Israël et désigné comme organisation terroriste par plusieurs pays.

    Ben Gvir a lui-même été condamné en 2007 pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste, après notamment avoir brandi des pancartes appelant à « expulser l’ennemi arabe » et affirmant que « Rabbi Kahane avait raison ».

    Longtemps considéré comme un agitateur de l’extrême droite israélienne, il est devenu, avec la formation du gouvernement Netanyahu, l’un des hommes forts de la coalition. Sa nomination au ministère de la Sécurité nationale, avec notamment la tutelle sur la police, avait marqué l’entrée de l’extrême droite radicale au cœur du pouvoir israélien.

    Son discours sur Gaza reste fidèle à cette ligne. Ben Gvir rejette toute perspective d’un État palestinien et soutient depuis longtemps l’expansion des implantations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés. Il a également été sanctionné par plusieurs pays pour ses appels à la violence contre les Palestiniens et son rôle dans la politique de déplacement forcé.

    « Tout Gaza nous appartient »

    Au cours du même entretien, le ministre a également défendu l’émigration massive des Palestiniens de Gaza et la réinstallation d’Israéliens dans l’enclave.

    « J’estime que tout Gaza nous appartient », a déclaré Ben Gvir au cours de l’interview. « Des implantations non seulement à Gush Katif [le bloc d’implantations israéliennes à Gaza, évacué en 2005], mais dans tout Gaza, en encourageant le plus d’émigration possible, en les envoyant dans leur pays, et pour les terroristes, pas d’émigration, rien, il faut les tuer l’un après l’autre. »

    L’idée d’un départ massif des Palestiniens de Gaza n’est pas nouvelle dans le discours de Ben Gvir. Elle s’inscrit dans une politique plus large défendue par des responsables de l’extrême droite israélienne, qui prônent l’expansion des colonies et le déplacement de la population palestinienne.

    En février 2026, le Bureau des droits de l’Homme de l’ONU avait fait état de préoccupations concernant un possible nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie, évoquant des attaques, des destructions systématiques et des transferts forcés semblant viser un déplacement durable de la population palestinienne.

    Les déclarations de Ben Gvir vont ainsi bien au-delà d’un simple désaccord avec la conduite de la guerre par Benjamin Netanyahu. Le ministre réclame ouvertement la poursuite des assassinats à Gaza, le départ d’une partie de sa population et la réinstallation de colons israéliens dans l’enclave.

    Des positions qui démontrent une nouvelle fois la nature du sionisme. Une idéologie qui revendique la colonisation, l’expulsion des Palestiniens et leur remplacement sur leur propre terre.

    R.B.H

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    3 commentaires

    1. Gg

      Répondre
      17 août 2026 | 19h15

      Il est aussi extrémiste que les plus extrémistes du hamas et du hezbollah!

      • Citoyen_H

        Répondre
        18 août 2026 | 2h46

        POURQUOI LE RAPPROCHEMENT ?

        Là, il est question du sadique et criminel de guerre, sans foi ni loi, Ben Gvir et uniquement lui.
        Pourquoi la comparaison ?
        Elle est inutile et fait office de cache-misère dans ce contexte !
        Quand on est à court d’arguments, il vaudrait mieux se la boucler au risque de se ridiculiser, comme à l’accoutumée.

    2. HatemC

      Répondre
      17 août 2026 | 19h10

      Pourquoi Itamar Ben Gvir se permet-il un tel extrémisme ?
      L’impunité politique et la surenchère verbale de ce personnage ne sont pas le fruit du hasard. Elles reposent sur la convergence de trois facteurs déterminants :

      1. Un pouvoir de chantage politique total sur le gouvernement

      La survie de la coalition au pouvoir dépend entièrement des sièges de son parti à la Knesset. Sachant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu cherche à éviter la chute de son gouvernement — qui l’exposerait à la relance de ses propres procès pour corruption —, Ben Gvir sait qu’il est intouchable. Il utilise ce levier pour imposer ses conditions et pousser le discours officiel toujours plus à droite.

      2. La stratégie de la surenchère électorale

      En tant que figure de proue de l’extrême droite ultranationaliste, Ben Gvir tire sa légitimité de la provocation permanente. En tenant des propos violents et déshumanisants, il consolide son socle électoral et se présente auprès des franges les plus radicales de la population comme le seul dirigeant « sans compromis », prêt à s’opposer aux pressions de l’armée, des juges et des diplomates étrangers.

      3. L’absence de sanctions exécutives réelles

      Bien qu’il occupe le poste de ministre de la Sécurité nationale, Ben Gvir ne commande pas directement les opérations de l’armée israélienne à Gaza. Cette position lui permet de multiplier les déclarations outrancières à des fins d’affichage politique, tout en rejetant sur le Premier ministre ou sur l’état-major la responsabilité des arbitrages militaires ou diplomatiques qu’il conteste.

      Il rappelle Ariel Sharon dans ses positions et devrait visionner les discours utra violent de Goebbels à l’égard des juifs européens …

      Le Palestniens memes s’ils n’ont pas toujours pris les bonnes résolutions pour leur émancipation restent des humains … les propos de ce personnage sont déplacés …
      Sur le plan éthique, philosophique et du droit international, la position est claire, le droit à la dignité et à l’humanité est inaliénable.
      Quels que soient les choix politiques, les erreurs historiques ou les actions des dirigeants d’un peuple, cela ne retire en rien la qualité d’êtres humains aux civils.

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