La tension sociale monte à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). La Fédération générale des mines, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a adressé, lundi 17 août 2026, un préavis de grève annonçant un mouvement de trois jours, du 1er au 3 septembre 2026, dans l’ensemble des sites de travail de l’entreprise.
La Fédération rappelle que les membres du conseil sectoriel des mines, réunis le 30 juin 2026, avaient décidé de recourir à la grève en cas d’absence de réponse de la direction à une série de revendications professionnelles et sociales.
Les syndicalistes réclament notamment des mesures destinées à améliorer la situation financière de l’entreprise et à garantir sa pérennité, ainsi que l’application de la convention collective et des différents accords conclus.
La liste des revendications porte également sur la régularisation des augmentations salariales et le versement des sommes dues, la reprise de l’attribution des promotions exceptionnelles aux agents et l’arrêt des mutations jugées arbitraires. La Fédération demande, en outre, l’application de l’article 24 du statut de base de la société ainsi que la suspension du recours à la sous-traitance pour une période de six mois.
Le syndicat revendique aussi la représentation de la partie syndicale au sein du conseil d’administration de l’entreprise, la signature relative à l’indemnité de fin de service auprès du Groupe chimique tunisien ainsi que le relèvement de l’indemnité compensatoire à 4%.
Parmi les demandes figure enfin l’intégration, dans le salaire de base de l’ensemble des agents, des augmentations accordées au titre des années 2016 et 2017.
Faute de réponse à ces revendications, les agents et cadres de la Compagnie des phosphates de Gafsa observeront ainsi une grève les 1er, 2 et 3 septembre 2026 dans l’ensemble des sites relevant de l’entreprise.
M.B.Z










