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Chasse au trésor mortelle : ce qui s’est passé dans le tunnel où trois jeunes ont péri

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Par Nadya Jennene

    Une expédition clandestine à la recherche d’un prétendu trésor s’est transformée en drame dans une zone rurale située aux confins d’un tunnel entre Kairouan et Sfax. Trois jeunes hommes, âgés d’une vingtaine d’années ont perdu la vie à l’intérieur d’un réseau souterrain. Selon l’activiste Houd Bouazzaoui, les premières constatations orienteraient vers une intoxication ou une asphyxie provoquée par des émanations de gaz. Les circonstances exactes du drame restent toutefois à établir.

    Ils étaient trois. Trois jeunes hommes qui, selon les témoignages recueillis sur place, se seraient aventurés dans un réseau souterrain à la recherche de prétendus trésors. Quelques heures plus tard, leur expédition tournait au cauchemar : aucun des trois n’est ressorti vivant du tunnel.

    Le drame s’est produit dans une zone rurale située à la frontière entre la délégation de Chebika, dans le gouvernorat de Kairouan, et celle de Menzel Chaker, dans le gouvernorat de Sfax. Un secteur où, depuis plusieurs années, les histoires de trésors enfouis, de chambres souterraines et de vestiges anciens alimentent les rumeurs et attirent régulièrement des groupes de chercheurs clandestins.

    Intervenant mercredi 19 août 2026 sur Jawhara FM, l’activiste Houd Bouazzaoui a affirmé que les trois victimes auraient entrepris des travaux d’excavation dans l’espoir de découvrir un trésor. Contrairement à certaines premières informations qui avaient circulé, il a indiqué qu’aucun effondrement massif ne serait, à ce stade, à l’origine de leur mort.

    Selon son témoignage, les victimes auraient plutôt succombé après avoir perdu connaissance à l’intérieur du réseau souterrain, possiblement en raison de fortes émanations de gaz.

    Le lieu du drame serait loin d’être une simple excavation improvisée. D’après Houd Bouazzaoui, une importante fosse, profonde d’environ huit mètres, existe sur le site depuis près d’une dizaine d’années. À partir de cette excavation principale, plusieurs passages plus étroits auraient été creusés ou découverts au fil du temps.

    Le réseau souterrain, décrit comme particulièrement complexe, serait constitué de galeries qui se rétrécissent puis s’élargissent progressivement. De jeunes hommes auraient déjà pénétré dans certaines de ces galeries par le passé, alimentant les récits selon lesquels des objets ou des « trésors » auraient été découverts dans le secteur.

    Mais entre les rumeurs, les témoignages des habitants et la réalité archéologique du site, la frontière demeure particulièrement floue.

    Houd Bouazzaoui a ajouté d’ailleurs que de nombreux jeunes de la région fréquenteraient régulièrement cet endroit, parfois en groupes, à la recherche de ce qu’ils espèrent être des richesses enfouies. Certaines versions évoquent également la présence de chambres souterraines et de vestiges susceptibles de remonter à l’époque romaine.

    La Protection civile n’est arrivée sur place que plus de quatre heures après le drame, selon l’activiste. Ce dernier est arrivé sur place vers 16h. Les premiers secours ne sont arrivés que vers 20h30. 

    Après avoir constaté la disparition des trois jeunes hommes, des personnes présentes sur les lieux auraient tenté de pénétrer dans les galeries afin de les retrouver. Une équipe aurait notamment utilisé du matériel pour creuser et ouvrir davantage certaines parties du réseau.

    C’est alors que plusieurs chambres auraient été découvertes ou dégagées. Selon le témoignage de l’activiste, de puissantes émanations auraient été constatées, provoquant une perte de connaissance chez les personnes présentes.

    Les trois victimes auraient finalement été retrouvées sans vie à l’intérieur du réseau. Originaires de différentes zones situées autour de Chebika et de la région de Kairouan, ils se seraient regroupés avant de se rendre sur le site. Selon le récit de Houd Bouazzaoui, l’un d’eux aurait laissé son véhicule chez une connaissance avant de poursuivre son chemin avec ses deux compagnons. Lorsque les familles ont constaté qu’ils ne revenaient pas, les recherches auraient commencé.

    Les circonstances précises du drame, la nature des éventuelles émanations et les conditions exactes de leur décès devront désormais être établies par les autorités et les expertises compétentes. En attendant, cette tragédie rappelle brutalement qu’une rumeur de fortune peut parfois conduire à un piège mortel, enfoui à plusieurs mètres sous terre.

    N.J

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