La hausse du prix du poulet annoncée récemment ne constitue pas, selon Brahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volailles, une augmentation « très importante ». Intervenant jeudi 20 août 2026 sur Jawhara FM, il a surtout insisté sur les difficultés accumulées par les professionnels du secteur au cours des derniers mois.
Selon lui, la filière a traversé une période marquée par des pénuries et des pertes importantes. Les producteurs auraient notamment été contraints, pendant une certaine période, de vendre leur production à des prix inférieurs aux coûts, tandis que les préparatifs pour la nouvelle saison ont été engagés dans un contexte particulièrement difficile.
Brahim Nefzaoui a souligné ainsi que l’augmentation récemment décidée était devenue nécessaire pour permettre aux différents maillons de la chaîne de retrouver un minimum d’équilibre financier.
S’agissant des nouveaux tarifs, il a évoqué un prix de sortie du poulet du marché de gros passant d’environ 7,4 dinars à 7,9 dinars le kilogramme, soit une hausse de près de 500 millimes. Pour le commerce de détail, il a affirmé que la marge supplémentaire accordée au commerçant reste limitée à environ 50 millimes par kilogramme.
Cette hausse se répercute toutefois sur le consommateur. Le prix de vente au détail passerait ainsi de 8,5 dinars à 8,950 dinars le kilogramme, soit une augmentation de 450 millimes.
Le responsable de la filière a par ailleurs défendu la nécessité de cette révision des prix, estimant qu’il était difficile de demander aux professionnels de continuer à travailler à perte. Il a également rappelé que les difficultés rencontrées par la filière avaient déjà entraîné des plaintes et des réclamations de la part des consommateurs.
Cette nouvelle hausse intervient ainsi dans un contexte où le prix des produits avicoles demeure particulièrement sensible pour les ménages tunisiens, alors que le poulet constitue l’une des principales sources de protéines animales accessibles au grand public.
N.J










