Un ressortissant tunisien originaire de Ben Guerdane, Ridha Lassoued Omrani, est décédé dans un centre de rétention en Italie, a annoncé, vendredi 21 août 2026, Mostafa Abdelkebir, président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme.
Dans une publication sur Facebook, Mostafa Abdelkebir a déploré les difficultés rencontrées pour établir l’identité du défunt. D’après son récit, le décès remontait à plus de trois jours, mais les informations communiquées jusque-là ne faisaient état que d’un prénom et d’une partie du nom, « Dhaoui Lassoued ».
Malgré plusieurs démarches et demandes d’informations, l’identité du ressortissant tunisien n’avait pas pu être établie avec certitude dans un premier temps. Mostafa Abdelkebir a finalement indiqué qu’il s’agissait de Ridha Lassoued Omrani, originaire de Ben Guerdane.
« Nous en sommes arrivés à mourir anonymes dans leurs prisons, sans même nos noms », a-t-il écrit. Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme a vivement dénoncé cette situation, mettant en parallèle les difficultés rencontrées pour obtenir des informations sur le défunt avec les discours sur « l’humanité », « les valeurs », « la bonne coopération » et les « relations amicales » entre les pays.
Mostafa Abdelkebir a assuré que plusieurs demandes avaient été formulées pour obtenir des renseignements sur le ressortissant tunisien, sans permettre d’accéder rapidement à des informations précises.
Les circonstances exactes du décès de Ridha Lassoued Omrani n’ont pas été précisées dans sa publication.
Le 11 août 2026, l’ancien député Majdi Karbai avait dénoncé les conditions de rétention des migrants en Italie et le durcissement de la politique migratoire menée par le gouvernement de Giorgia Meloni. Il avait également mis en cause les accords de coopération migratoire entre Tunis et Rome, estimant que les ressortissants tunisiens étaient directement exposés aux conséquences des politiques de rétention et de rapatriement.
M.B.Z












5 commentaires
emalsayin
Bonjour,
Le fait qu’une personne atterrisse dans un centre de rétention administrative, souligne que c’est un clandestin. Sinon, c’est la prison. Ensuite, l’état Italien demande à tout les clandestins qui rentrent sur son sol, leur identité, et c’est là que le bât blesse. Certain donnent un dérivé de leur identité ; exemple, Ahmed devient ben Yahmed, Haddaji devient haddaj, certain tunisien ou libyen ou égyptien, se font passer pour des palestiniens pour quémander l’asile politique, certain pakistanais se font passer pour des afghans et ainsi de suite. Dans les centres de rétentions administratives italiens, les services de l’identité judiciaire ne plaisantent pas, ils prennent les empreintes digitales complètes, des photos anthropométriques et surtout de l’ADN. Ainsi la personne serait fichée selon l’identité qu’elle a donné à ce moment là. De sorte que si un jour elle voudrait officiellement demander à régulariser sa situation administrative, elle est coincée par le mensonge initial lors de son débarquement sur les côtes italiennes. Les séminaires que les clandestins ont subis lors des rencontres aux cafés avec divers spécialistes de l’action de passer clandestinement en Europe, tout en dégustant du thé, café et chichas pour le moral, la plupart se mettent à raconter commentes sont arrivés à y aller clandestinement, à réussir à berner les autorités italiennes en leur donnant de fausses informations sur leur nationalités pour ne pas être rapatriés vers le pays d’origine (la Tunisie en l’occurence) et monter leur degré d’intelligence à pouvoir passer sans aucuns papiers d’identité. Ils racontent en tous qu’il ne faut jamais produire le passeport qui pourrait servir les autorités italiennes pour faire repartir le clandestin vers son pays d’origine. Le soucis majeur est que les autorités des pays européens, qui sont confrontés à la montée du terrorisme, du banditisme des narcotrafiquants, sont de plus en plus vigilants et enregistrent la moindre infos dans la large base données européenne afin de veiller au grain. Aussi que un clandestin se met dans l’illégalité en commençant par donner une identité tronquée, c’est le début des ennuis « POUR LE CLANDESTIN » qui se met hors la loi par le simple fait de commencer à MENTIR.
Merci Gg d’avoir mis le doigt là où ça blesse, de ce fait, tout clandestin qui débarque en Europe, se doit de donner le maximum de documents, d’informations le concernant afin de donner le change quant à sa sincérité quitte à risquer de se retrouver dans un vol retour, il n y’a rien de grave à partir du moment que la personne est vivante, elle pourra éventuellement refaire un autre essai qui pourrait s’avérer probant et réussir, mais toujours franc et clair. Une fois la régularisation se met en route, c’est tout gagnant pour le candidat, car tout est clair et il n’avait jamais menti sur quoi que ce soit. Combien de fois les autorités françaises arrêtent des illégaux qui se cachent derrières des explications tordus et alambiquées d’identités complètement hors sols et se mettent à clamer « LE RACISME » et autres slogans complètement farfelus pour contrer l’action réglementaires des forces de l’ordres en Europe, alors qu’il suffisait de dire qui on est, d’où on viens et surtout produire les papiers d’identités que l’on avait pris avec soi afin de les présenter pour toutes régularisation.
Présentement, on conspue et on attaque l’Europe, pourquoi ce mouvement migratoire clandestin et illégal, ne se fait pas vers les pays arabes et musulmans du golfe ???????????????? en core plus simplement, pourquoi les tunisiens n’essayeraient pas de se faufiler clandestinement en Algérie ou en Libye ; deux pas arabes et deux pays musulmans qui sont ultra-riches en métro-dollars pour y réussir, déjà la barrière de la langue est absente, alors ?????????????????
Vous avez déjà la réponse sauf que vous ne voulez pas l’accepter.
Ne pas mentir, être franc et donner le maximum d’infos concernant sois-même dans ce cadre aiderait toutes personnes qui viendrait à tomber malade, à avoir un accident voire même lors d’un moment de fatalité, ce serait quand même juste pour cette âme à ce que les autorités italiennes sachant sa véritable identité afin de pouvoir contacter le consulat adéquat pour toutes démarches administratives ainsi tout est clair.
Quel dommage !!!
Roberto Di Camerino
A Ce Mr. qui pretend defendre l’Humanité: Les droits .de L’Homme ne vous donnent pas le droit d’envahir un pays souverain.
HatemC
La mort de ce ressortissant tunisien en rétention soulève des questions profondes sur la situation économique, diplomatique et migratoire de la Tunisie.
Le flux continu de départs clandestins — souvent appelés harga — reflète directement l’absence de perspectives économiques, l’inflation forte et le manque d’emplois durables, notamment dans les régions frontalières comme Ben Guerdane.
La responsabilité du gouvernement ….
La détérioration des conditions de vie et la vulnérabilité des jeunes diplômés ou travailleurs incitent une partie de la population à attribuer ces tragédies aux échecs des politiques publiques actuelles.
Le phénomène touche aujourd’hui quasiment toutes les familles, des régions d’intérieur désavantagées comme Ben Guerdane jusqu’aux grandes villes.
Le peuple semble indifferend au sort de ces jeunes qui quittennt le pays par manque de perspectives … ce n’est ni normal ni ordinaire … le regimme de Kaies Saied doit répondre de tous ces malheurs … le Gouvernement tunisien est complice de tous ces crimes ….. le peuple subit la hausse du cout de la vie et des coupures essentielles d’électrocité et d’eau … ce miséruex peupel a d’autres sujet de préoccupations que sa jeunesse qui meurt dans l’indifference totale
Gg
A une époque on appelait la Tunisie « le petit dragon du Maghreb », allusion faite à la Corée du Sud.
C’est ce souffle, ce dynamisme qu’il faudrait retrouver, le combat est avant tout économique.
L’economie marchait fort sous Bourguiba, marchait bien sous Ben Ali, et s’est effondrée après.
Certes le monde a changé, mais la Tunisie s’est détachée des règles qui régissent l’économie.
Les électeurs devraient y penser…
Gg
« Nous en sommes arrivés à mourir anonymes dans leurs prisons, sans même nos noms »
Etes vous certain qu’il n’était pas arrivé clandestinement?
Parce que le propre des clandestins est précisément de ne pas apporter de preuve de leur identité.
Donc remarque déplacée !