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Naufrage au large de Ben Guerdane : la LTDH réclame une enquête indépendante

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Par Sarra Hlaoui

    La Ligue tunisienne des droits de l’Homme appelle à une enquête indépendante et transparente après le naufrage d’une embarcation au large de Ben Guerdane, qui a fait au moins douze morts, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus.

    La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) a réagi, lundi 24 août 2026, au naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large de Ben Guerdane, qualifiant le drame de « tragédie humaine » qui rappelle une nouvelle fois les dangers auxquels sont exposés les candidats à la migration en Méditerranée.

    Selon les données disponibles au moment de la publication du communiqué, 12 corps ont été repêchés, tandis que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuels disparus. Un seul survivant aurait été secouru. La Ligue souligne par ailleurs que huit des victimes appartiendraient à une même famille, dont deux seraient des diplômés de l’enseignement supérieur.

    « Le droit à la vie ne s’arrête pas aux frontières »

    Pour la LTDH, cette nouvelle tragédie ne saurait être considérée comme un simple accident ou comme un bilan supplémentaire de la migration irrégulière. Elle constitue, selon l’organisation, une atteinte au droit à la vie et à la dignité humaine.

    La Ligue estime que la répétition de ces drames doit être mise en perspective avec la situation économique et sociale dans certaines régions, notamment à Ben Guerdane, où la dégradation de l’activité économique et le recul continu du commerce transfrontalier ont accentué les difficultés sociales.

    Dans ce contexte, de nombreux jeunes se retrouvent confrontés, selon la LTDH, à l’absence de véritables perspectives d’emploi et de conditions permettant de construire un avenir décent, les poussant parfois à prendre des risques considérables pour tenter de rejoindre l’Europe.

    Des recherches à poursuivre et les familles à informer

    La LTDH appelle les autorités à mobiliser tous les moyens disponibles pour poursuivre les opérations de recherche et de sauvetage et déterminer le sort des personnes portées disparues.

    Elle insiste également sur le droit des familles à l’information et à la vérité, ainsi que sur la nécessité de leur assurer un accompagnement psychologique et social.

    L’organisation demande, en outre, d’accélérer les procédures d’identification des victimes et la restitution des dépouilles à leurs familles dans des conditions respectueuses de leur dignité.

    Une enquête indépendante réclamée

    Au-delà des opérations de secours, la Ligue réclame l’ouverture d’une enquête sérieuse, indépendante et transparente afin d’établir les circonstances du naufrage et de déterminer les responsabilités.

    Elle appelle notamment à examiner le rôle des réseaux qui exploitent la vulnérabilité des candidats à la migration et les exposent à des embarcations inadaptées à la navigation, mettant directement leur vie en danger.

    La LTDH met également en garde contre une approche exclusivement sécuritaire de la migration irrégulière. Pour l’organisation, les victimes ne doivent pas être tenues pour responsables de leur situation, tandis que la lutte contre ce phénomène doit s’appuyer sur une approche globale combinant protection des vies humaines, prévention des risques, lutte contre les réseaux de traite et prise en charge des causes économiques et sociales de la migration.

    La migration, au-delà de la seule question sécuritaire

    La répétition des naufrages en Méditerranée pose, selon la Ligue, la question de la responsabilité de l’État dans la protection du droit à la vie, mais également celle de l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des migrations.

    La LTDH appelle ainsi à placer la protection de la personne humaine et de ses droits au cœur des politiques migratoires.

    Pour l’organisation, le droit à la vie ne disparaît pas aux frontières et la dignité humaine ne disparaît pas en mer. Elle estime qu’un projet de vie meilleure ne devrait jamais se transformer en un chemin vers la mort.

    S.H

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    Commentaire

    1. Citoyen_H

      Répondre
      24 août 2026 | 21h38

      CHNOUWA,

      za3ma, c’est encore KS qui est mis en cause dans ce terrible drame.
      S’était-il équipé d’un Snorkel et de palmes pour aller percer, incognito, la coque de l’embarcation sur laquelle, naviguaient ceux qui firent naufrage ???
      Allez plutôt enquêter sur les saboteurs des diverses infrastructures publiques, qui sont légion ces derniers, semant du coup, un danger permanent au sein de la population tunisienne !

    Répondre

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